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Patrimoine religieux
Les clochers de la cathédrale de Bayonne libérés
Les clochers de la cathédrale de Bayonne libérés
© Col Musée Basque

| François-Xavier Esponde 490 mots

Les clochers de la cathédrale de Bayonne libérés

(photo de couverture : la tour originelle de la cathédrale de Bayonne puis l'adjonction de la deuxième tour et des deux flèches au XIXème siècle)

Après plusieurs années de labeur en altitude sur le clocher sud devenu jauni de par sa pierre originelle et faisant rempart au clocher nord de teinte plus obscure, les questions fusent à son parvis. 

De quand datent ces ajouts au bâtiment primitif ?

Lequel des deux clochers serait le plus ancien ? Pourquoi les avoir construits simultanément ou séparément ? De quelle origine serait cette pierre plutôt jaunâtre pour l'un et plus obscure de l'autre ?

L'un entretient le pouvoir sonore de clocher à lui-même ?

Ré mi sol la, avait décliné la gamme de ces quatre cloches pour la postérité lors de son érection après travaux de mémoire d'homme encore contemporaine, d'autres travaux verront ils le jour et lesquels ?

À qui doit-on le travail artisanal de ces croix qui surplombent le faîte de chaque clocher ?

Les deux édifices juxtaposés sont ils de la même hauteur ?

Pendant des décennies, repère des pigeons avant de devenir celui des prédateurs faucons d'altitude, après la restauration de l'ensemble, verra-t-on ces oiseaux de proie occuper les lieux comme d'antan ?

La nouvelle bibliothèque flambant neuve ajoutée et promise pour octobre prochain, puis celle de la cathédrale hors les murs d'enceinte relookée et bi-colorée de blancheur et de teinte grise donnent au décor du quartier une empreinte exceptionnelle. Peu imaginaient que la pierre de clocher purgée et restaurée donnerait cette couleur des compagnons-bâtisseurs d'origine.

De quoi requérir une conférence in situ des architectes eux-mêmes pour accroître l'intérêt pour la Vieille et Noble Dame, propriété de tous les Bayonnais en prime et de tous les autres, 

A vouloir réentendre en son choeur les cordes vocales de son orgue, et faire vibrer les tuyaux de ses ressources sonores, vient l'espérance d'un instrument réhabilité pour des concerts dignes de la cité. Ville musée des peintres et des grands maitres, cathédrale sainte des interprètes de musique sacrée qui le devenant inspire le son des voies du mystère et de l'esprit.

La culture a semble-t-il de l'avenir en la cité de saint Léon de Bayonne. Au diapason des sons, à la mesure des métronomes, à la faveur de l'imaginaire des hommes en quête de sens de toute vie !

(*) La cathédrale de Bayonne a été bâtie en pierres de Mousserolles de teinte ocre et en pierres blanches de Bidache puis, en 1847, grâce au mécénat du banquier Jacques Taurin de Lormand, des travaux de restauration pharaoniques y furent entrepris sous la direction de l’évêque de Bayonne, Mgr Lacroix, qui chargea du chantier l’architecte en chef Émile Boeswillwald, élève de Eugène Viollet-le-Duc, lequel dotera la cathédrale d'une deuxième tour et de deux flèches de 70 mètres de haut, en fonction d’un "rêve néo-gothique"... Voir les articles d'Anne de La Cerda :

https://baskulture.com/article/restaurations-de-la-tour-sud-et-de-la-chapelle-des-prbendiers-la-cathdrale-de-bayonne-prvues-pour-2021-3520 

https://www.baskulture.com/article/cathdrale-de-bayonne-le-chantier-de-restauration-reprendra-en-septembre-3914

ainsi que l'article d'Alexandre de La Cerda :

https://baskulture.com/article/lhistoire-de-la-cathdrale-de-bayonne-lutl-st-jean-de-luz-6972

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