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Arnaga ce samedi à 18h : Edmond Rostand, Léon Bonnat et l'Alliance franco-russe
Arnaga ce samedi à 18h : Edmond Rostand, Léon Bonnat et l'Alliance franco-russe

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Arnaga ce samedi à 18h : Edmond Rostand, Léon Bonnat et l'Alliance franco-russe

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Les souverains russes à Compiègne ©Thomas Sertillanges ©
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Le philosophe positiviste Eugène de R. de La Cerda ©ALC ©
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« En prélude à la Guerre de 14 : Edmond Rostand, Léon Bonnat, Eugène de R. de La Cerda et l’Alliance Franco-Russe en marche », tel est le sujet qu’Alexandre de La Cerda traitera samedi 16 octobre prochain à 18h dans le grand salon de la villa Arnaga.

Il y a 120 ans, au cours d’une soirée de gala au château de Compiègne le 20 septembre 1901, la France recevait avec faste les souverains russes en compagnie d’une myriade d’invités prestigieux, parmi lesquels Edmond Rostand qui avait été chargé de rédiger le compliment lu à l’impératrice Alexandra. 
Le poète sera vivement critiqué par Clemenceau qui était plus que lié aux Anglais, hostiles à l’Alliance Franco-Russe qu’avait déjà célébrée le 26 octobre 1893 à Paris un « grand banquet franco-russe » auquel participèrent des représentants éminents de l’élite intellectuelle et artistique des deux pays, en particulier Emile Zola, le peintre bayonnais Léon Bonnat (*)... et l’arrière-grand-oncle du conférencier, Eugène de Roberty de La Cerda ! 
Y participèrent également Paul Marguerite et J.-H. Rosny, artisans incontournables de la "beauté océane" d'Hossegor. 

La conférence sera suivie du verre de l’amitié partagé à l’Orangerie d’Arnaga (passe sanitaire et masque obligatoires).

(*) Dans son discours, Léon Bonnat avait fait part de cette belle "anecdote" lorsqu'il se rendait à la soirée de gala franco-russe à l'Opéra de Paris : 
«Des officiers russes m'avaient gracieusement offert une place dans leur landau. Grâce à eux j'ai vu là un spectacle inouï. Jamais je n'oublierai l'enthousiasme de la foule sur le parcours du cortège. C'est indescriptible. Mais ce qui m'a le plus vivement frappé, c'est le fait suivant. 
Au moment où nous approchions de l'Opéra, où les sergents étaient impuissants à maintenir la foule, et où les cris mille fois répétés de « Vive la Russie! » étaient le plus intenses, un homme, vieux, à fortes moustaches, habillé comme un ouvrier le dimanche, probablement un ancien soldat, fend la foule, détache un petit bout de ruban rouge qu'il portait à la boutonnière, et se précipitant vers la voiture, crie aux officiers : « Tenez, prenez!... C'est ce que j'ai de plus noble et de plus précieux à vous offrir ! ». L'officier l'a pris, le petit bout de ruban rouge, l'a embrassé, et l'a attaché sur sa poitrine... là, à gauche. 
Nous étions tous profondément émus ! Eh bien, messieurs les artistes russes, c'est avec une émotion tout aussi vive que nous, les artistes français, nous vous offrons ce que nous avons de plus noble et de plus précieux, notre amitié, notre amitié fraternelle et inaltérable. 
Messieurs, je lève mon verre à tous ceux, en Russie, dont le coeur vibre à la sensation du Beau et de l'Idéal ! »

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