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Musique
Opéra : « Agrippina » (depuis le MET) à Biarritz, Puccini à Bilbao et Mozart à Donosti © DR - « Agrippina » à la Gare du Midi

Opéra : « Agrippina » (depuis le MET) à Biarritz, Puccini à Bilbao et Mozart à Donosti

La Gare du Midi a fait salle comble lors de la représentation de Porgy & Bess le 1er février. C’était, il est vrai, une belle occasion de se remémorer la musique de George et Ira Gershwin. Une nouvelle occasion, samedi 29 février, de découverte cette fois puisqu’il s’agit d’une nouvelle production du MET, avec la représentation d’« Aggripina » de Georg Friedrich Haendel (1709). L’opéra, interprété en italien, est sous-titré en français.
L’histoire : quand Agrippine apprend que son époux l’empereur Claude a péri en mer, elle est déterminée à placer son fils Néron sur le trône. Elle est sur le point de parvenir à ses fins lorsque Claude reparait par miracle. Il a été sauvé de la noyade par Othon, qui apprend à Agrippine que l’empereur l’a choisi pour lui succéder, mais qu’il préfère au trône l’amour de Poppée. Agrippine promet d’aider Othon alors que Poppée est aussi courtisée par Néron et Claude…
Inédit au Metropolitan Opera de New-York, l’Agrippine de Haendel illustre le répertoire baroque jusqu’ici peu représenté par l’institution new-yorkaise. La mise en scène de Sir Davie McVicar transpose le récit dans un présent imaginaire où l’empire romain ne se serait jamais effondré. Dans le rôle titre, la diva américaine Joyce DiDonato, entourée de Brenda Rae (Poppée), Matthew Rose (Claude) et Lestin Davies (Othon). 
Gare du Midi, samedi 29 février (19 heures). Durée 4h10 avec entractes. Billetterie auprès de Biarritz Tourisme, téléphone 05.59.22.44.66 et sur www.tourisme.biarritz.fr 

« La fille de l'Ouest » de Puccini à Bilbao
Le Palais Euskalduna à Bilbao accueillera quatre représentations de l'opéra de Puccini « La fille de l'Ouest », une production  du Théâtre San Carlos de Naples dans une mise en scène d'Hugo de Ana qui a créé pour l'occasion une esthétique évoquant les grandes comédies musicales de Broadway. La soprano ukrainienne Oksana Dyka, joue le rôle de l’héroïnee féminine « Minnie », propriétaire du sordide « Polka Saloon », femme courageuse et passionnée dans un monde d'hommes grossiers, composé d’ouvriers de la mine et de bandits, tandis que le ténor italien Marco Berti interprétera celui du bandit Ramerrez, racheté par Minnie qui lui sauvera la vie. La direction musicale est assurée par Josep Caballé Domenech, chef titulaire du Colorado Springs Philharmonic Orchestra, qui dirigera à Bilbao l’Orchestre d'Euskadi.
Après le succès de Madame Butterfly, Puccini était adulé dans le monde entier. Six ans plus tard, à la suite d’un voyage en Amérique, séduit par le nouveau continent, il composera « La Fanciulla del West », qui connaîtra un succès immédiat, sans atteindre dans l’estime du public, le triomphe des trois précédents, Madame Butterfly, Tosca et la Bohème. L’absence de « grandes arias » et de « grand rôle », hormis celui de Minnie, doublée d’une certaine forme de naïveté, expliquent pour partie la moindre popularité de l’ouvrage. L’orchestre y tient pourtant une place prépondérante, et la musique, originale et inventive, s’accorde à merveille aux situations dramatiques et à la vivacité de l’intrigue. Les samedi 15 février à 19h, mardi 18 à 19h30, vendredi 21 à 19h30 et lundi 24 février à 19h30 au Palais Euskalduna de Bilbao.
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Un « Don Giovanni » à la sauce « contemporaine
Les 21, 22 et 23 février, sera présentée à l’auditorium du Kursaal de Saint-Sébastien une « adaptation » du célèbre opéra de Mozart,  « Don Giovanni », pour « ébranler les consciences actuelles », et sans doute faire se retourner dans sa tombe « communautaire » le pauvre compositeur viennois! L’oeuvre reprend le mythe du séducteur puni, mythe né dans le contexte du Baroque espagnol et inspiré de la pièce de Tirso de Molina El Burlador de Sevilla (1630). Mais nos moralistes inquisiteurs du XXIème siècle font d’un personnage qui « semble être un héros au dix-huitième siècle, tout le contraire ». Car, au dire de Marcelo Guzzo qui sera Don Giovanni,  « le traiter comme s'il était un héros nous conduirait à l'incongruité. Il est un batteur, quelqu'un sans scrupules, et son caractère devrait nous conduire au débat » ! Il n’y manquera même pas, associées aux costumes du XVIIe siècle d’Ana (Ainhoa ​​Garmendia) et de Doña Elvira (Miren Urbieta-Vega), les tenues « jeunes hippies » de Zerlina (María Martín) ou Masetto ( Juan Laborería)… Quant à Don Giovanni, il portera une sorte de jupe de samouraï et un corset féminin associés à une chemise et une cravate proprement masculines. Au milieu de la scène, un ensemble de sculptures de l'artiste Tomás Murua représentera chacune des victimes de Don Giovanni : « pour chaque victime, Don Giovanni enlève le voile d'une sculpture, alors nous combinons l'opéra avec l'art sculptural » !

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