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Musique
Archives musicales : le récital du trio vocal Belardi à Saint-Palais, mars 2002
Archives musicales : le récital du trio vocal Belardi à Saint-Palais, mars 2002

| Alexandre de La Cerda

Archives musicales : le récital du trio vocal Belardi à Saint-Palais, mars 2002

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Maialen Estecahandy, Frantxua Cousteau et Txomin Héguy ©
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Karlos Gimenez ©
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Auteur du magazine culturel de "Radio-France Pays Basque" (devenu "France Bleu Pays Basque" au tournant du "millénaire"), station alors dirigée avec talent par André Morelle, j'avais écrit de nombreuses critiques musicales ou théâtrales qui intéressaient les auditeurs, en particulier ceux qui n'avaient pu assister à tel spectacle. Je les présentais le plus souvent avec Olivier Vinches qui me "donnait la réplique".
Le 18 mars 2002, c'était le tour du Trio Belardi qui venait de se produire salle Saint-Louis à Donapaleu/Saint-Palais. On les avait déjà applaudis à Biarritz en avril 2001 et ils étaient à la veille d'éditer leur premier album chez Elkarlanean :   

Croyez-moi, mon cher Olivier, la chanson basque a de beaux jours devant elle : le récital du trio vocal Belardi à Saint-Palais vendredi dernier en témoigne éloquemment.

Accompagné par Karlos Jimenez, pianiste délicat qui sait toujours trouver l'accord opportun pour mettre les voix en valeur, Frantxoa Cousteau démarrait le programme de son timbre ample et chaleureux dans "Zelüko izarren bidia", sur une musique de Pier Paul Berzaitz, dont on entendra plus d'une composition au cours de la soirée.

La deuxième chanson faisait venir les trois chanteurs sur la scène, au son de la guitare de Txomin Héguy. On sent chez ce dernier la remarquable présence sur scène de l'homme de théâtre, avec une voix certes moins puissante que celle de Frantxoa Cousteau, mais dont les accents sincères et intimistes s'accordent harmonieusement avec la guitare. C'est le cas dans son arrangement de "Sasi guzietan", poème d'Auxtin Zamora. Pour les amoureux de la chanson française d'il y a quelques décennies, il n'est pas sans rappeler Jean Sablon, l'auteur de "vous qui passez sans me voir, sans mme me dire bonsoir..."

Quant à la tonalité féminine du trio, Maialen Estecahandy, elle aussi manifeste beaucoup de présence sur scène grâce à un visage et des yeux remarquablement expressifs, et son timbre si particulier n'en sonne pas moins juste. Les trois artistes se succèdent ou se retrouvent sur scène, et leurs voix se répondent ou se rejoignent sur un mode polyphonique. Leur chant a capella est réussi, en particulier "Arrats Apaletan", très beau texte d'Itxaro Borda concernant le thème de la violence au quotidien, auquel les trois artistes ont su conférer toute leur sensibilité. La poétesse était d'ailleurs très présente parmi les auteurs interprétés, autant contemporains que traditionnels, à l'image du célèbre "A la Kinkirri, ala Kunkurru", repris en choeur par toute l'assistance.

Il n'y manquait même pas une Habanera composée par Xabier Lete, exécutée au rythme chaloupé d'une Havane nostalgique semblant tout droit sortie d'un roman d'Eduardo Manet !

Bref, un moment enchanteur dans une salle Saint-Louis correctement remplie de toutes les générations, et qui mériterait certes les honneurs d'une scène de la côte, d'autant plus que les chansons sont entrecoupées d'explications en français, avec leur texte distribué avant le récital.

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