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Vincent Bru avec une délégation de l’Assemblée Nationale en Arménie
Vincent Bru avec une délégation de l’Assemblée Nationale en Arménie

| Alexandre de La Cerda

Vincent Bru avec une délégation de l’Assemblée Nationale en Arménie

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Vincent Bru chez le patriarche de l'Eglise Arménienne ©
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La délégation rencontre le Premier Ministre d'Arménie ©
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Dans notre « Lettre » du 9 octobre, nous indiquions que le député de la côte basque Vincent Bru, membre du groupe d’amitié France-Arménie de l’Assemblée Nationale, avait manifesté en soutien au peuple arménien devant l’ambassade d’Azerbaïdjan à Paris, et que le député du Pays Basque intérieur, Jean Lassalle, ainsi que la sénatrice Frédérique Espagnac, avaient également manifesté leur soutien aux Arméniens du Haut-Karabagh attaqués par les forces d'Azerbaïdjan - très supérieures en nombre - renforcées par les djihadistes syriens amenés par les Turcs et armés par Israël (!), en particulier les drones "bombardeurs".

Précisément, l’ancien maire de Cambo se trouvait en ce début de semaine à Erevan avec une délégation de parlementaires pour témoigner de leur profond soutien à l’Artsakh (Haut-Karabagh). Vincent Bru et ses collègues ont ainsi rencontré dans la capitale arménienne l'ambassadeur de France Jonathan Lacôte qui leur a présenté un point de situation au Haut-Karabagh. Ils se sont également recueillis au Mémorial du Génocide arménien avant de rencontrer le Premier Ministre arménien Nikol Pashinyan qui a souligné le rôle de la Turquie dans le conflit et sa volonté expansionniste dans la région. Il demande un cessez-le-feu contrôlé par la communauté internationale.

La délégation qui comptait en dehors de Vincent Bru une douzaine de députés ainsi que quatre  parlementaires honoraires devait initialement se rendre en Artsakh, mais compte-tenu de l'évolution de la situation et la reprise des combats, elle s’est arrêtée près de la frontière pour rencontrer les civils réfugiés.

Et le député basque de préciser : « Nous étions accompagnés dans nos déplacements par l'ambassadeur de France en Arménie Jonathan Lacôte, de l'ambassadrice d'Arménie en France Hasmik Tolmajyan, du Président du groupe d'amitiés Arménie France Vladimir Vardanyan et du représentant du Haut-Karabagh en France, Hovhannès Guévorkian.

Le 27 octobre, après plus de quatre heures de route, nous nous sommes rendus dans une ville près de la frontière et sommes accueillis par un haut responsable de l’Arstakh qui a souligné l’aide humanitaire dont son pays avait besoin. Surtout, il insiste sur l’importance d’une reconnaissance de son pays pour garantir la sécurité et pouvoir participer aux négociations et accords internationaux.
Il déclare aussi que parfois les Azerbaïdjanais seraient prêts à discuter mais que les Turcs les en dissuadent.
Il évoque l’usage d’armes non autorisées, des cibles sur la population civile, l’épuration ethnique.
Par deux fois, la cathédrale Saint-Sauveur à été bombardée dans la capitale. Sans nier les risques, il rappelle que le président de l’Arstakh est prêt à nous recevoir. Mais en raison de l’insécurité et d’un cessez le feu  non garanti, notre groupe de parlementaires a décidé de renoncer à entrer dans en Arstakh. Cela restera une déception pour certains d’entre nous.

Nous avons remis au ministre un exemplaire du projet de résolution pour la reconnaissance de son pays, dont je suis co-signataire.
Avant d’arriver à Goris, nous avons visité un haut lieu du patrimoine culturel et religieux d’Arménie: le monastère de Novarank, situé dans un cadre grandiose.

Hier matin, nous avons rencontrés Armann Tatoyan, Défenseur des droits de l'Arménie. Il a fait le point sur les communes impactées, et surtout sur les populations civiles très frappées. Il rassemble des preuves sur les dégâts causés par la guerre et pense que l’on assiste à une épuration ethnique.
L’Artsakh est un État isolé dans la communauté internationale. D’où l’intérêt de sa reconnaissance officielle. Il a donné des exemples de ce qu’endure le peuple de l’Artsakh.

Mardi après-midi audience du Ministre des affaires étrangères Zohrab Mnatsakanyan. Le Ministre insiste sur le moment décisif que vit le peuple arménien. Face à la barbarie, il s’agit de défendre des vies. La reconnaissance de l’Artsakh est importante. Il cite trois opposants: la Turquie, les terroristes et l’Azerbaïdjan.
Le Ministre appelle à un cessez le feu et des négociations sous l’égide du groupe de Minsk pour engager un processus de paix. Il souligne le rôle essentiel de la France et du président Macron et remercie notre pays de son soutien.
Il annonce que l’Arménie a décidé de reconnaître officiellement l’Artsakh

Nous terminons la journée avec la rencontre du patriarche Catholicos des arméniens, Garéguine II qui a évoqué la souffrance du peuple arménien et l’urgence à rechercher la paix et le dialogue.
Je l'ai interrogé sur son rôle auprès des instances internationales et des autres cultes pour favoriser la paix et sur le rôle de son église pour soulager les déplacés et blessés civils ». 

Dans la région lyonnaise, Turcs contre Arméniens

Au moment où Vincent Bru et sa délégation séjournaient en Arménie, une manifestation illégale et une expédition punitive de Turcs criant des insultes et des menaces contre les Arméniens et aux cris de Allah Akbar se déroulait à Vienne en Isère : c’est au son de cris tels que « Allah Akbar », « Nique l’Arménie, on va vous baiser », « Ici c’est la Turquie », que plusieurs dizaines de Turcs ont conduit une expédition punitive à la recherche d’Arméniens dans les rues de Vienne et à Décines, dans la métropole lyonnaise. Au final, ce sont les policiers qui ont également été visés par ces manifestants qui n’avaient pour seule cause à défendre que la violence.

Christian Estrosi, le maire de Nice, ville durement éprouvée par les attentats islamistes, en particulier celui de jeudi à la basilique, condamne « avec la plus grande fermeté ces scènes impensables sur le sol français. La France n’en peut plus du communautarisme. Je demande à l’État d’agir immédiatement pour mettre fin à ces comportements dans la durée, qui ne peuvent qu’empirer au moment où la Turquie mène une guerre idéologique contre la France, et sur le terrain dans l’agression qu’ils conduisent contre les Arméniens du Haut-Karabakh. Pour y contribuer, la France doit officiellement soutenir les Arméniens au Haut-Karabakh ».

Une pétition en faveur du Haut-Karabagh

Par ailleurs, les Arméniens du Pays Basque et des Landes nous indiquent que face à la situation de menace contre la paix et la sécurité internationale que constituent la guerre et le nettoyage ethnique contre les Arméniens du Haut-Karabagh, le bombardement de la population et des infrastructures civiles et l’utilisation à leur encontre d’armes non conventionnelles et bombes à fragmentation, l’envoi de brigades djihadistes transférées de Syrie et de Libye en Azerbaïdjan pour terroriser et chasser les populations arméniennes du Haut-Karabagh, l’Association des Avocats français d’origine arménienne (AFAJA) propose de saisir le Conseil de Sécurité de l’ONU.

Une pétition "Pour la condamnation des auteurs du nettoyage ethnique des Arméniens du Haut-Karabagh" compte déjà 5.000 signataires sur

https://www.change.org/p/conseil-de-s%C3%A9curit%C3%A9-de-l-onu-pour-la-condamnation-des-auteurs-du-nettoyage-ethnique-des-arm%C3%A9niens-du-haut-karabagh?utm_content=cl_sharecopy_25486341_fr-FR%3A4&recruiter=1159351461&recruited_by_id=8e3f3250-1887-11eb-9bf3 e950a89eefe3&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_term=share_petition&use_react=false

A la suite de son voyage en Arménie avec une délégation de parlementaires "pour témoigner du soutien de notre pays au peuple arménien dans le conflit qui l'oppose à l'Azerbaïdjan", Vincent Bru échangera à ce sujet lors d'un Facebook Live ce jeudi 5 novembre à 18h :

https://www.facebook.com/bru.vincent/posts/4634112076658759

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parakian | 31/10/2020 09:52

le silence de la communauté internationale, comme pour la reconnaissance du génocide des Arméniens :mais à qui profite ces silences...

Issaverdens | 31/10/2020 12:55

je m'associe à la pétition demandant au gouvernement un soutien explicite à la population arménienne. Si la communauté internationale se contente de bonnes paroles, nous assisterons à un nouveau génocide d'Arméniens au haut Karabakh de la part des dictateurs azéri et turc

Onossian | 01/11/2020 13:56

Cette visite de soutien à l'Arménie c'est bien mais quand les effets se feront-ils ressentir ? Pour l'instant, silence total du président Macron et puis aussi la "neutralité" de J-Y Le Drian notre Ministre des affaires étrangères. Auraient-ils227684 des amis parmi les membres de l'institut scientifique du Bosphore qui serait la cause de tant d'hésitation. C'est la question que je me pose ?...

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