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Histoire
Une première : un ministre serbe rend hommage à la reine Nathalie de Serbie (et de Biarritz...)
Une première : un ministre serbe rend hommage à la reine Nathalie de Serbie (et de Biarritz...)

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Une première : un ministre serbe rend hommage à la reine Nathalie de Serbie (et de Biarritz...)

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Le ministre serbe des Aff.-Etrangères fleurit la tombe de la Reine ©
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Portrait de la reine Nathalie de Serbie ©
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Le mois dernier, le ministre des Affaires Etrangères serbe était reçu au Quai d’Orsay, l’occasion pour Nikola Selaković, après avoir honoré à Paris la statue des rois Pierre Ier et Alexandre Ier Karageorgevitch, d’aller à Lardy (dans l’Essonne) déposer une gerbe sur la tombe de l’ancienne souveraine Nathalie de Serbie qui avait passé une bonne partie de sa vie sur la côte basque
Le ministre serbe avait noté à ce propos sur son compte instagram :   https://www.instagram.com/p/CXlEnXDMnSd/?utm_source=ig_embed

« Notre reine Natalija Obrenović (1859-1941), la première reine de la Serbie moderne, la mère du roi Aleksandar Obrenović, repose dans l'ancien cimetière local du petit Lardy, à environ 40 km de Paris. Une femme courageuse qui a soutenu le roi de Milan dans les moments cruciaux des guerres serbo-turques. La plus grande bienfaitrice de l'Université de Belgrade, à qui elle a fait don de deux mines d'or. L'une des plus belles reines de son temps.
Cette année marque le 80ème anniversaire de sa mort. On m'a dit que j'étais le premier fonctionnaire serbe à visiter sa tombe. Nous avons accepté de restaurer son monument, qui a été conçu et érigé par sa sœur ».

L’occasion de rappeler mon livre « Nathalie de Serbie, la reine errante » qui constitue la seule biographie existante en français, publiée en mai 2000 aux Editions Atlantica-Séguier. C’est l'écrivain Vladimir Fedorovski qui m’en avait rédigé la préface : elle résume parfaitement l’ouvrage.

« L'histoire demeure la meilleure clef pour comprendre le présent et même l'avenir. Le livre d’Alexandre de La Cerda nous le prouve avec brio. En réunissant dons de conteur et d’historien rigoureux dénicheur d’archives, l’auteur nous expose non seulement le passionnant destin de la ravissante Nathalie de Serbie, mais nous aide également à comprendre l-imbroglio des Balkans. Fuite en avant, rivalités sans pitié, complots et duels diplomatiques, tous les éléments des drames historiques sont réunis dans ce document qui démontre bien que la réalité dépasse toujours la fiction.

Quatre problèmes se superposent dans ce livre.
- Le premier : un couple mal assorti, le roi Milan Obrénovitch et la reine Nathalie (fille d’un colonel de la Garde impériale russe), se déchirent au sujet de leur fils Alexandre.
- Le deuxième, celui d’une nation qui a trop récemment accédé à l’indépendance pour disposer des élites politiques et spirituelles nécessaires à son gouvernement.
- Le troisième, l'opposition des grandes puissances ; les rivalités stratégiques et les luttes d’influence entre Russes et Autrichiens, compliquées du jeu de bascule de l’Angleterre pour conserver sa prédominance sur les mers. En 1888, à la veille de l’avènement de Guillaume II sur le trône allemand, l’enlèvement à Wiesbaden du prince héritier par le ministre de la Guerre de cette jeune principauté balkanique, avec la complicité de la police de Bismarck, défraie la chronique.
- Le quatrième soulignant le prosélytisme zélé de l’Eglise catholique en quête de conversion du monde orthodoxe (depuis la croisade contre Byzance) et la conversion de la reine Nathalie de Serbie et même de l’aumônier de l’église russe de Biarritz.

Le rapt d’Alexandre troubla les chancelleries, indigna l’opinion publique et précipita Nathalie dans un course désespérée pour retrouver son fils-bien aimé. Ayant trouvé un moment de répit à Biarritz, la reine s’y établit après son divorce, sur les conseils du futur Edouard VII.

La fresque d’Alexandre de La Cerda retrace l’épopée de cette femme, sa rupture avec la Serbie et avec l’Orthodoxie, ses retrouvailles avec son fils, ses joies et ses déceptions.

C’est aussi à Biarritz qu’en 1906, pour la santé de ses enfants, la grand-mère d’Alexandre de La Cerda suivit ce nouvel axe du savoir-vivre qu’était la ligne Saint-Pétersbourg - Côte Basque, croisant ainsi le destin de Nathalie. En effet, les ancêtres de l’auteur, descendant de la Maison royale de Castille, avaient subi les vicissitudes de la guerre de succession d’Espagne ; ils choisirent de devenir sujets du tsar et se convertirent à la religion orthodoxe.

Cet héritage cosmopolite européen a permis à Alexandre de La Cerda de nous apporter un parfum inoubliable d’authenticité en cette curieuse époque qu’est la nôtre ».

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