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Exposition
Pierre Loti au Pays Basque
Pierre Loti au Pays Basque

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Pierre Loti au Pays Basque

Pierre LOTI PHOTOGRAPHE.JPG
Pelote basque avec Pierre Loti ©
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Maion de Pierre Loti à Hendaye.JPG
La villa Bakharetxea à Hendaye ©
Maion de Pierre Loti à Hendaye.JPG

Jusqu’au 25 septembre à la médiathèque de Bayonne, une exposition met en lumière une collection de documents peu connus sur le thème « Ramunitcho de Pierre Loti (1850-1923)» au Pays Basque,  une facette peu connue de sa personnalité.

Nommé commandant de la station navale de la Bidassoa, le vice-roi de l'Île des Faisans (*) Pierre Loti s'installa à partir de décembre 1891 dans la villa « Adammenia » à Hendaye. Acquise quatre ans plus tard, la demeure après travaux sera rebaptisée « Bakharetxea » signifiant « la maison solitaire ».  
A sa demande, Julien Viaud  (de son vrai patronyme) obtint le commandement  du « Javelot », une canonnière destinée à surveiller les bateaux sur la Bidassoa de 1893 à 1896. C’est ce lieu qui inspira le peintre Lucien Levy-Dhurmer (1865-1953) lorsqu’il réalisa  le portrait orientaliste de « Pierre Loti - Fantôme d'Orient » (1896 collection du Musée Basque), décor kitch de son roman principal « Rêve d’Orient » retranscrit depuis la Bidassoa ! 

Militaire et écrivain
Louis-Marie-Julien Viaud est né en 1850 à Rochefort. Sa mère Nadine et son père Théodore Viaud, receveur municipal à la mairie de Rochefort, étaient protestants pratiquants.

En 1867, leur fils Julien entra à l'École navale. Débutera alors une longue série de voyages depuis les côtes bretonnes jusqu'à la Méditerranée (il ira entre autre en Turquie), puis dans l’océan Atlantique jusqu’au Sénégal.  En fin 1871, il s’embarqua sur le vaisseau amiral, la frégate mixte "Flore" à destination de Tahiti où il y fit escale. Au pays de Gauguin, il est accueilli par  la reine Pomaré qui lui donna le surnom de « Loti », une fleur tropicale apparentée à celle du laurier rose. Inspiré par l’exotisme de la fleur, il rédigea « Le Mariage de Loti » avant d'adopter ce nom de plume.

A la suite de son premier grand succès éditorial "Mon Frère Yves" en 1883, suivi de « Pêcheur d’Islande « en 1886, il sera élu au prix Goncourt puis quatre ans après à l’Académie française .
A 64 ans, au début de la guerre de 1914,  il souhaitait continuer à servir la Marine nationale qui refusa de le réintégrer. Il s'engagea alors dans l'Armée de Terre avec le grade de colonel en tant que conseiller auprès du quartier général de l'armée italienne, en lutte contre l'Empire ottoman, allié des Allemands. 

Univers privé
Après une union éphémère avec une japonaise, il épousa en 1886 Jeanne Amélie Blanche Franc de Ferrière (1859-1940). D'une famille notable bordelaise, elle lui donnera un fils : Samuel Viaud.   

En 1894 il s’installe avec sa maîtresse d’origine basque Juana Josefa Cruz Gainza dite "Crucita" dans une maison à Rochefort, sa ville natale. De cette union naîtront quatre fils qui porteront le nom de leur mère : Raymond  qui lui inspira le roman si célèbre de « Ramuntcho » adapté en cinq actes au théâtre, Alphonse Lucien dit Edmond, Charles Fernand dit Léo, et André, mort-né.
Trois ans après le décès de son dernier fils, la vie de l'écrivain s'acheva. Souffrant pendant plusieurs années des suites d’une attaque d‘hémiplégie en 1921, il s'éteignit le 10 juin 1923, à l’âge de 71 ans, à Bakharetxea à Hendaye.

A la demande de sa famille, il sera enterré dans le jardin de sa « maison des Aïeules » à Saint-Pierre-d'Oléron. Grand-Croix de la Légion d'honneur et ancien vice-roi de l'Île des Faisans à Hendaye, un monument sera érigé en sa mémoire à Papeete à Tahiti.

Samedi 18 et dimanche 19 septembre, à  l’occasion des journées du patrimoine, il sera exceptionnellement possible de visiter la villa Bakharetxea de Pierre Loti à Hendaye. Réservations par téléphone 06 69 99 24 4 

Jusqu’au samedi 25 septembre  – Exposition « Ramuntcho de Pierre Loti «  à la médiathèque de Bayonne. Entrée libre - Tél. : +33 5 59 59 17 13 du lundi au samedi 10h 12h et 15h 18h sauf mercredi ouvert uniquement de 15h à 18h 

Crédit photo : Gaston Ouvrard 

(*) Depuis le traité des Pyrénées de paix entre la France et l’Espagne (1659) et pour mettre fin aux différents entre pêcheurs, les deux pays de chaque côté de la Bidassoa avaient décidé d'alterner tous les six mois la possession de l'Île des Faisans en en confiant le commandement aux commandants navals riverains d’Hendaye et Fontarabie. 

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