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Notre disparu
In Memoriam : Henri Espagnac
In Memoriam : Henri Espagnac

| baskulture et Henri Espagnac

In Memoriam : Henri Espagnac

Il est parti la « plume dite du peintre » épinglée en souvenir à la chemise...
Amoureux de la nature, des marches en montagne.... et passionné de chasse. Henri Espagnac aimait à offrir à ses amis, cette "plume" très spécifique de la bécasse (deux toutes petites plumes uniques sur chaque oiseau, qui leur servent de gouvernail si l’on peut dire)... Mais qui étaient surtout très recherchées par les grands peintres au cours des siècles, pour faire les retouches des expressions du visage et des yeux. Les impressionnistes les ont peu à peu délaissées, avec le début des plumes synthétiques, sauf Claude Monet, Renoir et Cézanne...
Il était aussi passionné de moto, passion qu’il avait transmise à sa fille (*). Enfant, né à Tarbes, il traversait depuis son plus jeune âge, les Pyrénées en side-car, accompagnant son père et son grand père pour retrouver son pays de cocagne, Gainekoleta (Valcarlos), village où sa grand mère basque d'Espagne était née et où il adorait passer ses vacances...
Parti dans la nuit du 25 décembre, Henri Espagnac, vivait entre Pau et Saint-Jean-de-Luz. Il avait passé sa carrière entière à EDF : ingénieur, homme de gauche, il était un fervent défenseur du service public.
Rien d’étonnant à retrouver cet engagement chez sa fille... Ils avaient mené ensemble la campagne des sénatoriales sur le terrain en 2011, en vertu d'une forte complicité et des valeurs en partage : la pugnacité et toujours la fidélité en amitié ! Henri Espagnac mettait un point d’honneur à être présent - quelques soient les circonstances - pour ses amis...
Ez Adiorik jauna ! Goian bego.

(*) Il y a quelques années, Henri Espagnac m’avait rédigé l’article suivant que j’avais publié dans ma page éditoriale de l’hebdomadaire régional dont je dirigeais la rédaction et que je reproduis ci-dessous :

La Rolls des motos d’Urt à Roncevaux

Profitant du Festival Wheels and Waves du 8 au 12 juin à la Cité de l’Océan à Biarritz, un collectionneur de motos françaises Gnome Rhône sera à côté de l’église d’Urt le 10 juin à 8 heures 30 avec une moto 750 X pour effectuer un « pèlerinage ». 

Départ d’Urt vers Saint-Jean-Pied-de-Port, Valcarlos et Col de Roncevaux (étape déjà réalisée en 1951) et rééditée le vendredi 10 juin avec la même moto. Cette moto appartenait à un Tarbais qui l’a cédée en 1965 à Didier Simon (détenteur de toute la gamme Gnome Rhône, à savoir : vélo-cadre alu fixé par éclisses-125cm3-250cm3-500cm3 type CV2 et le fleuron de la marque française livrée à Tarbes en août 1938 et équipée d’un Side-Car Berbadet – prix de la moto 8250 francs et le Side 2000 francs)

La Marque Gnome Rhône se lance dans les courses d’endurance : Bol d’or 24 heures, Raid Paris/Vienne en 24heures,et les six jours internationaux France-Allemagne-Italie et Suisse.

Tour de France moto 1938, puis s’engage dans un périple Paris/Les Pyrénées (Pic du Midi de Bigorre 2887m, pente 25 à 30%. 

Le pilote Gustave Bernard s’engage le 15 août 1937 dans cette épreuve (pilote + moto = 300 kilos. Dans la descente, il casse le cardan : immobilisé à Campan (Bigorre) il fait appel au propriétaire de la seule moto identique dans le Sud-Ouest. Le cardan déposé est remonté sur la machine accidentée par le pilote qui continue son retour vers Paris (challenge gagné). 

En 1939, déclaration de guerre, ordre de réquisition de tous les engins motorisés en état de marche, la gendarmerie constate l’immobilisation de la moto qui attend le cardan fabriqué aux cotes de réparation. Ce qui explique l’existence de cette moto de collection fabriquée en 1938. Grâce au geste du Tarbais qui était de sa moto considérée à l’époque comme la Rolls des motos.

Pour information : Ce type de motos servait à la gendarmerie pour escorter le Président de la République Vincent Auriol en 1948 (voir photos page 146 du livre «Gnome Rhône, Histoire des motocyclettes).

Il est bon de rappeler que la Sté Gnome Rhône fabriquait des moteurs d’avions, et actuellement, le Groupe SNECMA fabrique des réacteurs d’Airbus et des Turbines d’Hélicoptères du Groupe Safran qui a repris les Usines Turboméca de Bordes et de Tarnos.

Le rédacteur de cet article n’est autre que le petit fils du propriétaire de la Moto de 1938 !

Henri Espagnac

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