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Cathédrale de Nantes : une descendante des Rois de Navarre a failli brûler
Cathédrale de Nantes : une descendante des Rois de Navarre a failli brûler

| Alexandre de La Cerda

Cathédrale de Nantes : une descendante des Rois de Navarre a failli brûler

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Marguerite de Foix et le duc de Bretagne, gisants cathédrale Nantes ©
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incendies d'églises ©
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Le grand orgue de la cathédrale de Nantes, le tableau "Saint-Clair guérissant les aveugles" d'Hippolyte Flandrin (1836, mais il existe une copie par son frère Paul Flandrin au musée du Louvre) et la verrière où figuraient des personnages historiques, dont Marguerite de Foix et sa fille Anne de Bretagne sont partis en fumée, dans l’incendie du samedi 18 juillet. D’autres éléments remarquables ont été sauvés grâce à l’intervention des pompiers. 
En ce qui concerne le tombeau de François II, duc de Bretagne, et de sa femme Marguerite de Foix, bien que couvert de cendres (car jouxtant l'armoire électrique, identifiée comme étant l’un des trois départs de feu), il semble, par miracle, avoir survécu au désastre : il n’y aurait aucun dégât sur les sculptures...

Rappelons que Marguerite de Foix, fille de Gaston IV de Foix-Béarn, comte de Foix, et d'Éléonore de Navarre, reine de Navarre, fut duchesse de Bretagne et comtesse d’Étampes par son mariage avec François II de Bretagne en 1471. Elle était la petite-fille de Blanche Ière (1385-1441), reine de Navarre de 1425 à 1441 (elle-même fille de Charles III le Noble, roi de Navarre de la dynastie d'Evreux où il était né) et la nièce de Charles de Viane, célèbre pour ses écrits, dont une "Chronique des rois de Navarre" ainsi qu'une traduction de la "Morale" d'Aristote. 

Un chef-d’œuvre de la sculpture de la Renaissance

Commandé par Anne de Bretagne pour honorer la mémoire de ses parents, le tombeau de François II, duc de Bretagne, et de son épouse Marguerite de Foix, situé dans la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes, a été réalisé en partie en marbre de Carrare au début du XVIème siècle par Michel Colombe.
Sur la dalle de marbre noir qui surplombe le socle, reposent les deux gisants de François II et de Marguerite de Foix, la tête sur des coussins tenus par des angelots à la posture élégante. À leurs pieds, le lion, symbole de la puissance de la dynastie des Monfort, porte l’écu du duc, tandis qu’un lévrier tient fidèlement celui de son épouse dans un motif de cordelière.
Aux quatre angles, sont réparties les vertus cardinales et leurs attributs symboliques. Casquée, en armure ajustée, la Force morale (le Courage), extrait un dragon d’une tour et l’étouffe. La Tempérance tient dans ses mains un mors et une petite horloge à une seule aiguille. La Justice,couronnée, présente son glaive et un livre ouvert sur le dessin d’une balance. Enfin, la Prudence, dotée d’un compas qui mesure toute chose, se regarde dans un miroir, tandis qu'à ses pieds se love un serpent. Au revers de sa capuche, un visage de vieillard apparaît, incarnant la sagesse face à la jeunesse de la femme se contemplant dans le miroir.
Bien que d'inspiration médiévale dans sa composition et dans le traitement de certains motifs décoratifs (style hiératique des gisants, présence des pleurants), le tombeau de François II constitue une des œuvres majeures du début de la Renaissance française, dont il emprunte déjà le vocabulaire italianisant, comme l'attestent les rinceaux finement sculptés en bas-relief sur le pourtour des niches.

Les feux du ciel : pas très catholiques ? chut...

Combien d'églises ont brûlé en France récemment, à commencer par Notre-Dame de Paris ? En 10 mois, ce sont une douzaine d'édifices chrétiens. Et quelles sont les causes de ces multiples incendies sur une période relativement courte ? Prière de croire... chaque fois à la version officielle. Comme le divin principe, l'incendie serait-il d'essence acausale ? En tous cas, pas à Nantes où...
Stupeur. Colère. Incompréhension. La communauté catholique de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes est encore sous le choc, après avoir appris que le "bénévole" rwandais que les fidèles croisaient régulièrement, avait finalement avoué être à l’origine de l’incendie du samedi 18 juillet.

Comment imaginer que ce célibataire de 39 ans, arrivé seul à Nantes en 2012, que tous décrivent comme « réservé, timide et courtois », mais aussi comme «serviable, disponible et fiable », « intéressé par la culture et l’histoire françaises » et « très désireux de s’intégrer » ait pu commettre un tel délit ? Pour la plupart des paroissiens engagés à la cathédrale, la question reste sans réponse. Pourtant, ceux que le quotidien "La Croix" a interrogés avouaient très mal le connaître, regrettant de n’avoir pas su qu’il était en situation irrégulière – il était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français depuis novembre 2019 – et de passer ainsi «pour des naïfs qui font confiance sans rien vérifier ». Dans un communiqué du 28 juillet, le père François Renaud, administrateur du diocèse, a bien été obligé d'admettre une « confiance trahie »... Le procureur de Nantes avait pour sa part révélé que l’homme avait demandé sa régularisation une semaine plus tôt en vue d'obtenir le statut de réfugié en France, selon "Ouest France". Le bénévole était notamment protégé par l’évêché qui avait demandé au préfet de la « bienveillance » concernant son dossier. Le Rwandais était donc censé bientôt repartir dans son pays, et il s'est vengé à sa manière… Et le fait que son avocat voudrait le faire passer pour victime : « un croyant faisant repentance » ne change rien à l'affaire : sont en cause la naïveté des autorités ecclésiastiques et le laxisme de l’État, en particulier en matière d'entretien des cathédrales dont il est le propriétaire. Ne conviendrait-il pas, à ce propos, d'établir une charte de sécurité pour ces monuments, installer des système de surveillance électronique, mettre un peu de cet argent dilapidé parfois en pure perte dans les "territoires perdus de la république" ?
Remarque d'un Nantais : « Jadis, dans nos campagnes, quand dans une ferme on accueillait un vagabond que l’on faisait dormir dans la paille de la grange, on lui confisquait son briquet jusqu’au lendemain. Donner la clef de la cathédrale à un immigré, il faut manquer totalement de discernement »
Chacun en jugera selon son opinion, mais il est à souhaiter que nos autorités diocésaines s'arment désormais de moultes précautions concernant la sécurité de notre cathédrale bayonnaise (et de nos autres édifices religieux).

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