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Patrimoine
Saint-Jean-de-Luz : la chapelle du Chevalier Firmin Van Bree
Saint-Jean-de-Luz : la chapelle du Chevalier Firmin Van Bree

| Anne de Miller-La Cerda 440 mots

Saint-Jean-de-Luz : la chapelle du Chevalier Firmin Van Bree

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Crypte ©
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Fiman Van Brée ©
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Vitraux de Francis Chigot ©
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Le long du littoral, sur les hauteurs de Saint-Jean-de-Luz et à deux pas de l’entrée du centre hôtelier de la Réserve au quartier Sainte Barbe, la petite chapelle « Firmin van Bree » en pierres du terroir est recouverte d’une toiture en demi-cercle supportant un clocher surmonté d’une petite croix.

Industriel de renom, captivé par la beauté de la colline de Sainte Barbe, il passait ses étés à Saint-Jean-de-Luz sur la Côte Basque. Né en 1880 à Anderlecht, diplômé de l’université de Louvain, cet éminent ingénieur contribua au développement du Congo belge et consacra sa vie à plusieurs institutions à caractère humanitaire : Croix Rouge du Congo, Fondation Hoover, Fondation Nationale contre la Lèpre et le Cancer. Au Congo, les minerais de fer et de cuivre qu’il avait découverts, contenaient de l’uranium et du radium, en particulier pour le traitement des cancers, ce qui explique son intérêt pour la recherche du cancer.  Distingué par son action dès la première guerre mondiale, il sera anobli par la couronne belge.

Dans les années vingt, il acheta un terrain à Saint-Jean-de-luz pour y faire construire trois villas néo-basques : « Sain Firmin », « Los Escudos » et « Sainte Barbara ». Très bien agencées et confortables, elles furent édifiées par l’architecte André Pavlovsky. Les dernières années de sa vie, l’ingénieur choisit de s’établir dans l’une d’elles.

A l’affût de la modernité, s’inspirant du modèle américain des « Motels », Firmin van Bree transmit à Saint-Jean-de-Luz l’idée d’agencer ce type de logement et la ville s’en inspira pour ses Motels basques. Très impliqué en faveur du rayonnement de sa ville d’adoption, son investissement vaudra à ce célibataire endurci d’en être nommé citoyen d’honneur.

À la fin des années cinquante, Firmin van Bree commande à son ami André Pavlovsky la construction d’une petite chapelle néo-basque décorée de deux vitraux Art-déco dessinés par le maître verrier de Limoges Francis Chigot (1879-1960). Elle sera pourvue d’une crypte semblable à celle où saint Firmin fut enterré à Amiens.

A l’entrée de la crypte, toute en pierres taillées et aujourd’hui clôturée, une sculpture de saint Firmin en habit d’évêque dans une corniche garde le tombeau du mécène.

A l’image d’un mausolée égyptien, une porte en bois Wengé inscrustée de trois croisettes katangaises conduit au tombeau. A l’intérieur, une rosace représente saint Firmin et sur le mur de gauche, une mosaïque de 2 m x1,80 d’azulejos réalisée par la Fábrica Sant’Anna de Lisbonne évoque la découverte miraculeuse du corps de saint Firmin, entourée d’une foule. Curieusement, on y reconnaît les portraits substitués de l’entourage de Firmin Van Bree : artisans, menuisiers, évêques, autorités locales de Saint-Jean-de-Luz, ainsi que Firmin van Bree agenouillé près du saint.

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Mosaïque d'Azuleros ©
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Aureau-Bardet Anne Marie | 05/03/2021 15:27

Merci pour ce rappel historique

Marie de Merlis | 05/03/2021 19:57

Déléguée départementale Pays-Basque Fondation du Patrimoine B82B96

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