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Histoire
L'indépassable scoutisme en été © DR

| Fran_ois-Xavier Esponde

L'indépassable scoutisme en été

Baden Powell né en 1857 et mort en 1941 demeure le père du scoutisme depuis son origine à nos jours. Son ouvrage « Le guide du scoutisme » paru en 1908 continue d’être traduit de l’anglais et réédité aux éditions Equateurs et trouve des lecteurs et désormais des lectrices dans le scoutisme et ses variantes tant chez les hommes que chez les femmes.

Baden Powell était officier de l’Empire britannique et organisa le premier camp scout pour adolescents qui accueillit sur l’île de Brownsea des jeunes gens issus de tous les milieux sociaux, réunis ensemble et partageant une même vie commune selon des règles dont il avait su percevoir les intuitions récurrentes qui traversent les époques. « Pour arracher les oisifs et en faire des hommes débrouillards, serviables, droits et  au service de la paix ».

Curieuse opportunité aujourd’hui encore pour les promoteurs du SNU qui continuent de s’en inspirer sans le dire car conscients de la permanence de ces règles éducatives de la jeunesse.

Robert Baden Powell était un chevalier dans l’âme et dans ses origines, un profil chevaleresque qui guidera plus de cinquante millions d’adeptes de cette histoire jusqu’à nos jours, lesquels adoptèrent sa philosophie de la jeunesse en organisant pour eux des camps dans la campagne des pays où ils fédèrent toujours plus et plus de candidats et candidates.

Or, la vie scoute est exigeante et le jeune candidat à la promesse, qui la prépare et la forme pour sa vie, observe la loi scoute en se souciant du salut de ses compagnons, qui apprend le respect, selon une promesse qui nourrira les ambitions de sa vie d’adulte à venir, la bonne action - dite « BA » -, dont on sourit parfois mais qui dicte à sa conduite un sens des autres et du bien commun de toute vie.

Le scout est « toujours prêt » à cette mission pour honorer Dieu - premier servi - et le Roi dans les pays monarchiques.

On adoptera la même conduite pour la République qui se flatte de compter parmi les anciens scouts de grands serviteurs de la patrie et des institutions.

Le scout se nourrit des valeurs morales attachées à sa personne, elles furent et demeurent chrétiennes et engendrent des dispositions de dévouement et de partage qui conduisent les jeunes gens et jeunes filles à l’engagement  dans des actions civiles et religieuses, sans disjoindre la posture et distinguer dans le principe la bonne conduite du scoutisme de tous les temps.

Chevalier dans l’âme, il saura nouer sa ceinture du service requis, adoptera des pratiques de vie proches de la nature et de l’environnement, dressera sa tente de survie et pratiquera avec les compagnons les jeux de société qui lui rendent proche et familière la communion à la nature et avec son prochain.

Le scoutisme est de tous les temps, aujourd’hui encore le recrutement du mouvement est pérenne, et les cadres, chefs, accompagnateurs, entretiennent cette règle acquise et confirmée depuis un siècle. Beaucoup de chefs d’entreprises, d’animateurs d’associations sportives et culturelles, d’oeuvres humanitaires, répètent inlassablement le bienfait du scoutisme de leur jeunesse qui les fit grandir, mûrir et devenir des sujets engagés pour les autres. On comprendra que l’usage de l’alcool, des drogues et du tabac seront bannis de leur vie et l’usage d’aliments économiques préférés aux conforts du luxe et de la futilité qui leur seront déconseillés.

Baden Powell apprenait à ses sujets que l’on pouvait vivre très bien sans viande et qu’une vie saine était préférable aux libations d’une jeunesse livrée aux excès.

Le scoutisme rechigne à distinguer les appartenances spirituelles et religieuses de leurs origines. Tous les scouts n’étant pas issus de familles religieuses de même provenance, leur jonction avec d’autres et parfois des non-baptisés créent des rapports fraternels et de génération qui honorent l’esprit d’ouverture du mouvement scout, de plus en plus sollicité de nos jours.

Dans nos régions pyrénéennes, l’été est propice aux camps de scouts et de scoutes des Groupements scouts de France, Scouts et Guides d’Europe, de scouts unitaires auxquels plusieurs prêtres diocésains prêtent leur concours. Les abbés René Sébastien Fournier autour de Pau, Rémi Veillon et de Lander en Béarn, les frères Merhkens à Bayonne, François de Mesmay – scout toujours infatigable - prêtent leur concours au milieu de parents qui furent eux mêmes scouts de leur temps, dans un engouement indémodable entretenu par leur disponibilité généreuse et juvénile.

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