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Notre disparu(e)
In Memoriam : l'universitaire basque Miren Jasone Salaberria
In Memoriam : l'universitaire basque Miren Jasone Salaberria

| Alexandre de La Cerda

In Memoriam : l'universitaire basque Miren Jasone Salaberria

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Jasone Salaberria avec Iban Lizarralde ©
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Miren Jasone Salaberria Fuldain, née le 18 juillet 1952 à Ermua en Biscaye vient de décéder le 8 avril dernier. Sa biographie indique qu'elle était "docteur en études basques spécialisé en acoustique et anthropologie, ingénieure, enseignante et écrivain en langue basque. Collaboratrice du Centre de recherche sur la langue et les textes basques IKER de Bayonne (CNRS, Université de Bordeaux 3, Université de Pau et des Pays de l'Adour), elle avait soutenu ses thèses de doctorat en Études basques en 1991 (Prosodia eta silabismoa xiberutar kantu tradizionalean) et en 1998 (Zuberera barkoxtarreko bokalen azterketa akustikoa), sous la direction de Jean-Baptiste Orpustan. 

Membre du groupe de recherche HIPVAL, Jasone Salaberria avait participé à l'« Étude anthropologique des Basques à partir de l'hématologie et de certaines pathologies hématologiques de transmission génétique » avec le docteur Frédéric Bauduer, hématologue à l'hôpital de Bayonne qui enseigne à l'université de Bordeaux (en particulier l'alimentation à la préhistoire). (2003)Il est l'auteur d'une 

Jasone Salaberria a longtemps enseigné la langue et la littérature basques au lycée Bernat Etxepare de Bayonne (le seul lycée d'enseignement en basque au Pays Basque nord) et coécrit avec Jean-Baptiste Coyos le guide de conversation "Le basque pour les nuls".
Elle est également l'auteur (en euskera) de "Zuberera barkoxtarreko bokalen azterketa akustikoa, Analyse acoustique des voyelles du dialecte souletin de Barcus", sous la direction de Jean-Baptiste Orpustan (1998).

L'adjoint à la Culture bayonnais Yves Ugalde, qui l'avait bien connu, en trace un très beau portrait : "Jasone Salaberria vient d'être emportée par un mal foudroyant. Elle était la compagne paradoxalement aussi inséparable que respectueuse des jardins exclusifs de savoir et d'investigation, de Jean-Michel Larrasquet, professeur agrégé de gestion de notre université et de celle de Mondragon. Lui-même victime du même mal il y a déjà trois ans. Un couple fusionnel jusqu'au bout en quelque sorte...
Jasone, je peux en témoigner comme élu à la culture de ma ville, restait très mobilisée sur le terrain de la défense et la promotion de la langue basque, tout en veillant au devenir de la placette située à l'arrière de l'appartement qu'elle occupa longtemps avec Jean-Michel et qu'elle occupait toujours, sur le boulevard Lachepaillet. Celle placette où, chaque jour, elle ne voyait qu'une seule silhouette, je le sais.
Lorsque le choix de la commission toponymie de la Ville fut fait de consacrer le nom de ce square voisin de la place Montaut et de celle des Trois Glorieuses, à l'ancien président de la société savante Eusko Ikaskuntza, Jasone avait pris contact avec moi pour solliciter deux rectifications de la plaque nominative avant toute inauguration officielle. Sa réclamation visait à moins s'attarder sur le titre universitaire de Jean-Michel Larrasquet et de consacrer l'interligne ainsi libéré au bilinguisme euskera-français. Le résumé d'un combat, l'aveu d'un amour simple"...
R. I. P.  Goian bego.

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