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Cinéma
Il y a 30 ans à Biarritz : Marcello Mastroïanni et Julie Andrews au Miramar
Il y a 30 ans à Biarritz : Marcello Mastroïanni et Julie Andrews au Miramar

| Alexandre de La Cerda

Il y a 30 ans à Biarritz : Marcello Mastroïanni et Julie Andrews au Miramar

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Guy d'Arcangues et Marcello Mastroianni ©
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Julie Andrews, Marcello Mastroianni et Gene Saks dans la galerie-bibliothèque du château d'Arcangues où le film a été tourné en très grande partie ©
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Dans la série de chroniques « Aux Marches du Palais » que je rédigeais alors pour l’hebdomadaire régional, je notais le 27 décembre 1996 sous le titre « Souvenirs mastroianniens » : en se retirant, la vieille année a emmené avec elle un des acteurs les plus connus et peut-être les plus appréciés du cinéma européen, l'acteur italien Marcello Mastroianni.

Une de nos connaissances se souvient très bien du séjour du "divo" au Miramar, il y a cinq/six ans (1990, ndlr.) ; c'était pour le repérage d'une séquence du film « Tchin-Tchin », et Mastroianni s'était montré "charmant, courtois et très professionnel". L'acteur était accompagné pour les besoins du tournage de la célèbre Julie Andrews, et chacun occupait une suite, abondamment fleurie et pourvue d'un salon de maquillage. En bon italien, Mastroïanni buvait force cafés noirs, et ne dédaignait point la bonne chair et le bon vin, mais sans excès, alors que Julie Andrews "se montrait très pointilleuse quant à son alimentation, se contentant d'une compote de pommes fraîches pour le petit-déjeuner..."

Finalement, si l'on excepte le château d'Arcangues où se sont déroulées les prises de vue, le grand acteur n'avait que peu quitté l’hôtel Miramar au cours de son séjour biarrot, mais il avait toutefois profité de quelques séances de thalasso ; très frileux, particulièrement des pieds, il gardait toujours sous le peignoir des chaussettes montantes et des chaussons !

Une photo prise dans la galerie-bibliothèque du château d'Arcangues où le film a été tourné en très grande partie montre Marcello Mastroianni, le réalisateur américain Gene Saks et l'actrice britannique Julie Andrews discutant en 1991 d'une scène sur le tournage du film « Tchin-Tchin » (« A Fine Romance » aux États-Unis et « A Touch of Adulttery » au Royaume-Uni. 
Pour nos lecteurs, Michel d'Arcangues a extrait de ses riches archives les photos prises dans sa demeure, en particulier avec son père Guy d'Arcangues. 
Et le maître d’hôtel des marquis d'Arcangues, feu Isidro Arruti, tint le troisième rôle dans ce film basé sur la pièce Tchin-Tchin du dramaturge français François Billetdoux.  

Dans cette œuvre, Mastroianni interprète Cesareo, un italien chef d'une entreprise de bâtiment, éperdument amoureux de sa femme Marguerite. De son côté, Pamela est anglaise, épouse modèle, qui s'investit dans les œuvres de charité. Problème : le mari de Pamela tombe amoureux de la femme de Cesareo. L'italien et l'anglaise vont s'allier pour tenter de sauver leurs couples... 

En 1984, Mastroianni avait déjà interprété ce rôle au Théâtre Montparnasse à Paris dans une mise en scène par Peter Brook et Maurice Bénichou.
Car sa vraie carrière d'acteur avait débuté après-guerre, à partir de ses études d'art dramatique dans le Centre universitaire théâtral de Rome où sa rencontre avec le réalisateur Luchino Visconti. lui procure ses premiers rôles au théâtre, attirant l'attention des cinéastes, en particulier Luciano Emmer qui l’engagea pour son film « Dimanche d'août" (1950). Le film connut un succès mondial et le réalisateur tourna cinq autres films avec Mastroianni dont le talent s'affirmera au fil de nombreuses autres productions. 

Véritable « pilier » des comédies italiennes dans les années 1960/70, en 54 ans de carrière, il tourna dans d’innombrables films...
Avec Jack Lemmon et Dean Stockwell, il est l'un des trois acteurs à avoir remporté à deux reprises le Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes ; également « Lion d’Or pour sa carrière » à la Mostra de Venise et « Concha de plata » du meilleur acteur en 1970 au Festival de Saint-Sébastien.

Il reçut encore un « César » d'honneur en 1993. Mais le 19 décembre 1996, Marcello Mastroianni mourut d'un cancert du pancréas – rue de Seine à Paris où il vivait - et n'assistera donc pas à la sortie du « Voyage au début du monde » (1997) de Manoel de Oliveira qui constituera son dernier rôle. Pour lui rendre hommage, la Biennale de Venise attribue depuis 1998 un prix portant son nom aux meilleurs jeunes acteurs. 

En attendant la réouverture des « salles obscures » qui ne semble pas, hélas, se profiler le 7 janvier prochain « à cause du plateau assez haut des contaminations » (selon le CNC, la fréquentation des cinémas a chuté de presque 70 % en 2020, car fermés près de la moitié de l’année écoulée), vous pourrez retrouver Marcello Mastroianni dans cette entrevue avec la TV suisse :
https://notrehistoire.ch/entries/OPYgPrnEByz

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Julie Andrews et Mastroianni dans le parc du château d'Arcangues ©
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Julie Andrews à Arcangues ©
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MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS | 01/01/2021 16:54

Je ne peux résister à l'obligation de faire deux remarques sur une partie d'une des propositions des phrases finales : " le 7 janvier prochain « à cause du plateau assez haut des contaminations » ". Le 7 Janvier est le lendemain du 6 Janvier, jour du dépouillement qui s'annonce dur à décanter, filtrer, assaisonner et finalement servir des votes des délégués des différents États US en vue de l'élection du nouveau Président des États-Unis d'Amérique. Or on est à la croisée des chemins. Si c'est BIDEN, on s'enfonce pour encore deux siècles de plus, et plus durs que les deux précédents, dans le gouvernement satanique des peuples d'occidents ! Si c'est TRUMp il y aura de arrestations en série des gourous mondiaux du NOVUS ORDO et du même coup, le mouvement décapité cessera d'imposer sa loi débile entre autres de ports de masques inutiles et de fermetures des cinémas et des restaurants ! Quant chiffre des contaminations il retournera à l'obscurité habituelle avant cette année de mise en place du début du plan d'asservissement avec une propagande éhontée et surtout basée sur RIEN et même moins que rien puisque d'effets grippaux inférieurs aux autres années en termes réels ! Mais au moins j'aurai vu l'incroyable petitesse de la plupart des cervelles, d'évidence incapables de lire, comprendre, calculer, bref réfléchir ! Quelle tristesse !

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