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Tradition
Biarritz : l'éclat du carnaval basque avec la Cie Maritzuli © DR – La Cie Maritzuli dans ses nouveaux locaux de Biarritz

| Anne de Miller-La Cerda

Biarritz : l'éclat du carnaval basque avec la Cie Maritzuli

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© photographe Véronique Mati pour le livre "variations basques"
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© Photo Véronique Mati

Après avoir animé les rues de Biarritz pendant les fêtes de la Saint Martin en novembre, les danseurs de la Compagnie Maritzuli Konpainia dirigée par Claude Iruretagoyena, en association avec les autres partenaires porteurs du projet - le groupe Amalabak créé par Maryse Curveur, les musiciens de la Ttipitto Banda, l’association culturelle Arroka et Zézé (musicien electro-folk) reprendront possession de la ville à l’orée du Carnaval, entre le 1 et le 2 février. 
A la veille du « mercredi des cendres », le mardi gras précède la période de jeûne et d’abstinence des 47 jours de carême chrétien avant Pâques.  Le mot carnaval vient de l'italien carnevale ou carnevalo et a pour origine carnelevare, un mot latin formé de carne « viande » et levare « enlever » qui signifierait « entrée en carême », en référence à l’interdit de la viande durant carême. La perspective de ces privations imposées explique la grivoiserie et les beuveries carnavalesques.  
Depuis près de mille ans, les Basques s’inspirent de leur histoire pour dessiner et coudre des costumes à l’occasion des carnavals et des cavalcades en Basse-Navarre, et les cortèges des kaskarot en Labourd. 
Lors des fêtes, au fil d’une farandole qui serpente dans les villages basques, danse la population aux costumes chamarrés. Vêtus de blanc, de rouge, couleur prédominante de l'amour des robes de Cardinal mais aussi du sang des corridas, les villageois se meuvent au rythme du txistu, de la txalaparta… et des chants ! 
Le San Pantzar, l’ours du carnaval responsable de tous les maux et catastrophes subies par les populations, sera condamné au bûcher, les "betta gorriak" aux passe-montagne surmontés de bérets piqués de fleurs portent des vestes rouges ornées de motifs jaunes, les "ponpierrak" font sonner leurs grelots. Et puis il y l'homme-cheval au cerceau juponné de dentelles, stylisant un cheval juponné aux guêtres blanches et à la coiffe  fleurie proéminente , surnommé le  « Zamalzain » à la gestuelle flamboyante. En tête du cortège, le meilleur danseur - coiffé d'un béret à pompons dorés arborant des brandebourgs et des rubans - sautille d'entrechats en entrechats dans les ruelles des villages. 
Mais, depuis plusieurs années, d’autres nouvelles formes de carnavals sont apparues. 
A Biarritz, dans l’idée de donner à la ville son carnaval original et avec ses particularités, les groupes de danse et les associations partie-prenantes assureront le cœur de cette fête. 
Pendant ces deux jours, danseurs, musiciens, personnages et partenaires de la compagnie Maritzuli célébreront dans la danse et le tintamarre, le retour de l’ours qui sort de son hibernation symbolique. Lors de ces fêtes, le bois des bâtons des danseurs sonnera… Ce cortège composé d’une compagnie de sonneurs particuliers à Biarritz a été conçu à partir des divers symboles du carnaval et des fêtes qui s’y rattachent. 
En 1990, Claude Iruretagoyena, ancien élève de Betti Betelu, créa la compagnie de danses Maritzuli (qui signifie « Mari » la déessse de la mer et « Tzuli » la connaissance), et renouvela le fleuron de la culture basque. A Biarritz, il fonda la compagnie avec l’aide d’artistes et de chorégraphes tels Juan Antonio Urbeltz, Thierry Malandain, Pantxika Telleria…. Les danses costumées au son de la musique sont ainsi retravaillées de manière à dynamiser le répertoire d’antan dans une salle, baptisée studio Marian-Arregi - en souvenir de la musicienne et danseuse qui avait œuvré au profit de la récupération de la danse basque et de la musique traditionnelle - située depuis peu dans le bâtiment des Amis de l’école laïque au numéro 8 de la rue Jean-Bart où sont déposés plus de 175 costumes confectionnés par Claude Iruretagoyena que le livre "les Variations Basques" de Serge Gleizes et les remarquables photos de Véronique Mati font revivre.
Parenthèse dans l’hiver, le carnaval brave ainsi les interdits et la morale, ridiculise l’autorité du pouvoir à la veille par exemple des municipales de Biarritz… ! Il est aussi ce moment charnière du passage de l’ombre à la lumière qui annonce la future renaissance printanière. 
Programme : 
Participants : La Ttipitto Banda, Amalabak, Maritzuli Konpainia, ZEZE. 
- Samedi 1er février : 
   • 18 h 30 : Départ - Mairie de Biarritz – Hall d’accueil. 
Sortie de l’ours et de la mascarade nocturne. 
Mascarade dans les rues de Biarritz. (Mairie, Place Clémenceau, Place Sainte Eugénie, Tour des halles, Place Saubradiel). 
   • 20 h : Place Saubradiel – place des halles. Arrivée de la Mascarade. 
Danse – Makil dantzariak –Trokeoa.Vin chaud – animations  
Dimanche 2 février : 
11 h30 : Place Clémenceau 
Départ de la mascarade diurne.Mascarade dans les rues de Biarritz. (Place Clémenceau, Esplanade du casino Municipal, Place Clémenceau, Place Bellevue, Tour des halles, Place Saubradiel). 
12h 30 : Place Saubradiel – place des halles.  
Arrivée de la Mascarade.  
Makil dantzariak eta Oilhasko jokoak.  
13 h : Bal avec ZEZE. Vin chaud – Taloak – animations. 



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Texte : Serge Gleizes

Photographies : Véronique Mati

Sous la direction de : la Compagnie Maritzuli Konpainia
 

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