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Nos disparus
Vingt ans sans Jean-François Lemoîne
Vingt ans sans Jean-François Lemoîne

| ALC

Vingt ans sans Jean-François Lemoîne

Lundi prochain, la date du 15 février marquera le vingtième anniversaire de la mort de Jean-François Lemoîne, président du directoire du groupe et PDG de la société éditrice du quotidien « Sud-Ouest », la Sapeso. Il était âgé de cinquante-sept ans. C'est en 1974 que Jean-François Lemoîne avait succédé à sa mère, et pris les rênes du groupe, après avoir commencé sa carrière professionnelle en 1968 comme journaliste.  
En un peu plus d'un quart de siècle, il allait faire du quotidien régional créé à la Libération par son père, Jacques Lemoîne, le vaisseau amiral d'un groupe diversifié, propriétaire - en plus du quotidien « Sud-Ouest » - de plusieurs quotidiens (« L'Eclair des Pyrénées » et « La République », « La Charente libre », etc.) et d'hebdomadaires locaux, dont - à l'époque - celui du Pays Basque, racheté à son fondateur Roland Machenaud, et auquel j'avais étroitement collaboré depuis sa création en 1994 ; le groupe sera également présent dans la presse gratuite à travers la S3G tout en développant un pôle multimédia baptisé « Atlantel ». Actionnaire de M6 depuis sa création, il avait alors participé avec la chaîne de télévision à la reprise du club des Girondins de Bordeaux. Il était à la veille de lancer la chaîne de télévision locale bordelaise "TV7"...

Je ne puis oublier pour ma part les relations personnelles très amicales que j'entretenais avec lui du fait de la proximité d'un membre de ma famille avec la sienne, ainsi que mes visites à "Aice Errota", en particulier pour lui présenter mes ouvrages qu'il avait toujours beaucoup apprécié.

Je laisse volontiers la plume (ou le clavier) à mon ami Jean-François Bège qui occupa d'importantes fonctions au sein de « Sud-Ouest » : "Il ne se passe guère de jours sans que je pense à lui. Devenu tétraplégique à la suite d’un accident d’auto, il s’est accroché à l'existence pendant dix ans, dirigeant avec talent le journal Sud Ouest et le groupe du même nom qui employa en son temps près de deux mille personnes. Lors de sa disparition, à l’âge de cinquante-sept ans, il était entouré de l’estime unanime de ses pairs, tant en France qu’à l’étranger car il joua aussi un rôle majeur au sein de l'International Press Institute (IPI).

Souvent, il s’adressait à tel ou tel d’entre nous en disant « Mon vieux » ou simplement « Vieux » les jours de grande connivence. Nous étions pourtant tous bien jeunes, y compris lui ! C’était, en fait, sa version personnelle du fameux « Coco » de Pierre Lazareff. Si j’évoque ici sa personnalité, c’est parce que l’inexorable fuite du temps efface peu à peu son souvenir dans la mémoire contemporaine. Je fais partie de ceux qui jugeraient impensable qu'il disparaisse tout à fait. Ce guerrier engagé dans une lutte sans merci contre le handicap et la souffrance n’avait pas choisi son combat mais il l’a mené jusqu’à son dernier souffle avec un courage extrême".

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