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Actualité
Une actualité culturelle toujours en mouvement ! © DR – « Nativité basque » par Urandia

| Alexandre de La Cerda

Une actualité culturelle toujours en mouvement !

L'ami Michel Duvert attire notre attention sur la récente publication par l’historien d'Art Pierre Wat aux éditions Cercle d'Art d’un bel album richement illustré sur l'oeuvre du peintre Paul Rambié, né au Boucau en 1919 et entré en 1945 (après la guerre) à l'école des Beaux-Arts de Bayonne nouvellement créée par Louis-Frédéric Dupuis (1909-2003) envers qui il conservera toute sa vie reconnaissance et vénération : « c'est lui qui m'a mis en recherche de toutes les vibrations sourdes les plus démunies de lumière, autrement dit des valeurs noires ». C'est aussi l'époque de la naissance d'une longue amitié avec le peintre Roland Bierge, né comme lui au Boucau. En 1947, Paul Rambié connaîtra la première de ces "expériences mystiques" qui vont personnaliser son œuvre sombre où, à l'instar de Maurice Rocher (les deux artistes se sont fréquentés), il mêlera durablement ferveur chrétienne et vision tragique de l"humanité. Les soutiens de Pierre Mallet, futur directeur des Beaux-Arts de Bayonne, et de Joseph Dalromane, organiste et compositeur, conduisirent Paul Rambié à sa première exposition à Paris en 1955. Il y sera remarqué par Maurice Gieure, spécialiste de Georges Braque et de Pablo Picasso, dont la publication d'un texte élogieux lui attira ses premiers collectionneurs. Centenaire l’année dernière et  habité par une quête spirituelle forte, Paul Rambié n’a cessé de peindre et scruter la Face du Christ. Un artiste encore trop peu connu du grand public mais qui a exercé une influence incontestable sur des peintres de la région (Casama, Marixa, Echevarria, Gelos et M. Dupuy). Il y a quatre ans, les œuvres de ce peintre expressionniste avaient été exposées à la villa Beatrix Enea d’Anglet, il s’agissait essentiellement d’œuvres abstraites et il est à souhaiter que ce beau livre soit accessible dans les librairies de la région.

In Memoriam : le peintre Claude Bielle / Urandia s’est éteint à Bayonne
Natif (1932) d'Hendaye où il passa son enfance avant de venir arpenter les quais de Ciboure - Saint-Jean-de-Luz et faire mille métiers tout en peignant, ce graphiste a créé de nombreux logos au Pays Basque, comme celui d'Etchart BTP. S’établissant par la suite à Bayonne, celui que d’aucuns comparaient à Tillac continua de « croquer l'Euskal Herri de son enfance et de sa jeunesse, dans une peinture figurative proche de celle des maîtres de l’époque des années 30 / 40 qui avait, par exemple, rendu célèbres les frères Arrue. Faisant ressurgir  (sous le pseudonyme d’Urandia des scènes désormais oubliées, tels ces arrantzaleak / pêcheurs débarquant leurs thons ou ces scènes romantiques sur le port, il signait de son vrai nom, Claude Bielle, ses œuvres orientalistes ou  n'ayant pas trait au Pays Basque. R.I.P. - goian bego. 

Le succès du Guggenheim de Bilbao
Le Musée Guggenheim de Bilbao a diffusé ses statistiques : il a accueilli 1 170 669 visiteurs l'année dernière, le quatrième meilleur chiffre de son histoire, bien qu'il représente une baisse de 7,5% par rapport aux 1 265 756 participants de 2018. Le pourcentage de visiteurs étrangers est majoritaire (69% du total), principalement de France (17%).
L'exposition qui a attiré le plus grand nombre de visiteurs l'année dernière était "Retour en arrière: Giorgio Morandi et les anciens maîtres", vu par 702 010 personnes entre avril et octobre. L'afflux du public aux expositions inaugurées en octobre dernier et qui se poursuivent cette année ne se démentit pas, avec déjà près de 200 000 visiteurs pour les "Chefs-d'œuvre de la Kunsthalle Bremen : de Delacroix à Beckmann" (notre lettre du 8 novembre), un chiffre élevé pour cette période selon le musée. Rappelons que Le parcours de cette exposition se divise en plusieurs parties, du classicisme au surréalisme en passant par le romantisme, l’impressionnisme et l’expressionnisme allemand. Les visiteurs découvrent ainsi des toiles de maîtres français tels Cézanne, Van Gogh, Monet, Renoir, Delacroix, Rodin, Picasso, aux côtés des allemands Caspar David Friedrich, Otto et Paula Modersohn-Becker, Otto Dix, Kirchner, Max Beckmann et le surréaliste Richard Oelze. 

Les monastères de Belloc se « rejoignent » (Urt/Labastide-Clairence)
Par vote unanime, les bénédictins de Belloc ont décidé de rejoindre des bâtiments libérés près du couvent voisin des soeurs bénédictines en cédant leurs propres locaux à la Fondation "Habitat & humanisme" : cette entreprise à caractère social créée à Lyon par le Père Devert afin d'aider les mal-logés adaptera d'ici deux ans les locaux libérés par les bénédictins pour y développer un lieu de formation et de ressourcement spirituel destiné à des personnes en responsabilité dans le monde de la santé, confrontés quotidiennement à des gens fragilisés (malades, personnes en fin de vie, lourds handicapés, etc.). Ces changements s'effectueront "sous l'oeil vigilant" des supérieurs des deux communautés monastiques et de l'évêque de Bayonnen Mgr Aillet. 

En guise de conclusion et de vœux de bonne année
En attendant le "Printemps des poètes" prévu du 7 au 23 mars prochain, avec pour thème central "le Courage", voici les voeux que nous avons empruntés à Rosemonde Gérard, épouse et égérie d'Edmond Rostand :

"Bonne année à toutes les choses,
Au monde, à la mer, aux forêts.
Bonne année à toutes les roses
Que l’hiver prépare en secret.
Bonne année à tous ceux qui m’aiment
Et qui m’entendent ici-bas.
Et bonne année aussi, quand même,
À tous ceux qui ne m’aiment pas"

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Pouyet | 03/01/2020 10:31

j'avais mis le poème de Rosemande sur ma page facebook pour le nouvel an. Il est très beau

Jacques SAINT-PE et Bernadette | 19/01/2020 09:57

félicitent Alexandre De La Cerda pour son admission à l'Académie de la Diplomatie du Royaume d'Espagne!

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