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Toussaint, fête des morts, tombeau du Christ et chrétiens d’Orient © DR - Le tombeau du Christ d’au moins 1700 ans

| Alexandre de La Cerda

Toussaint, fête des morts, tombeau du Christ et chrétiens d’Orient

On confond souvent la Toussaint, c'est-à-dire la fête de tous les saints, que ceux-ci figurent dans le calendrier liturgique ou non, fixée au 1er novembre (ce vendredi), et « fête des morts », qu’il faut d’ailleurs appeler « commémoration des fidèles défunts », qui a lieu le lendemain 2 novembre (ce samedi). Cependant, la frontière entre ces deux célébrations ne fut jamais bien nette dans l'esprit des fidèles, et peu à peu la fête des morts déborda sur la Toussaint, d'autant plus que ce jour est férié en France, alors que la fête des morts, si elle tombe en semaine, ne l'est pas.

Et puisque nous évoquons ces commémorations, l'actualité la plus récente nous oriente vers le tombeau du Christ dont l’ancienneté (1700 ans) vient d’être révélée par de récentes études.

Ainsi, la revue « National Geographic » a publié un article qui relate que « les matériaux de construction prélevés sur le site datent de l’ère romaine, ce qui suppose que le tombeau originel de Jésus a survécu à la destruction du site il y a 1 000 ans ». Il est également rapporté : « Le tombeau de Jésus à Jérusalem – est bien le même site que celui découvert par les délégations de l’Empereur romain Constantin il y a près de 1700 ans. Le mortier prélevé entre les amas de calcaire à la surface du tombeau et la dalle en marbre qui le recouvre a été daté aux environs de 345 après Jésus-Christ. Selon les récits historiques, le tombeau a été mis au jour par les Romains et recouvert en 326 après notre ère. » En effet, « Quand la délégation de Constantin Ier est arrivée à Jérusalem en 325 après notre ère dans l’espoir de mettre à jour le tombeau de Jésus, plusieurs riverains ont indiqué un temple romain construit plus de 200 ans auparavant. Le temps romain a été rasé et des excavations ont révélé une tombe taillée dans la roche calcaire. Le haut de la tombe était cisaillé pour exposer l’intérieur du cercueil. L’édicule a été construit autour de cette tombe ». 

Le Président russe chez le 1er ministre hongrois : le sort des chrétiens persécutés en débat

Le jeudi 31 octobre dernier, Budapest avait accueilli une réunion du Premier ministre hongrois Viktor Orban et du président russe Wladimir Poutine avec les chefs des églises chrétiennes du Moyen-Orient : le chef de l'Église orthodoxe d'Antioche, Jean X, le chef de l'Église orthodoxe syrienne, Ignace Ephraïm II, le patriarche de l'Église catholique grecque melkite, Joseph Ier, le patriarche de l'Église catholique syrienne, Ignatius Joseph III, et le vice-président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou. Tous ont marqué leur inquiétude face au sort tragique des chrétiens du Moyen-Orient et à leur exode massif.

Pour sa part, rappelant les efforts déployés par son pays pour aider à instaurer la paix et la stabilité au Moyen-Orient, le président de la Fédération de Russie a souligné combien la situation des chrétiens le préoccupait : « Nous savons que, même si le Moyen-Orient est le berceau du christianisme, nous sommes maintenant témoins de la situation très difficile dans laquelle se trouvent les chrétiens du Moyen-Orient - ce sont des meurtres, de la violence, des vols. Nous sommes très inquiets de voir l'exode en masse des chrétiens du Moyen-Orient, car la culture chrétienne est à la base de notre identité. Et nous ne pouvons pas, comme on dit, regarder sans larmes ce qui se passe au Moyen-Orient avec les chrétiens ».

Quant au chef de l'Eglise orthodoxe syrienne, le patriarche Ignatius Ephraim II, il a indiqué combien les chrétiens se sentaient abandonnés face à la violence en cours, lorsque les islamistes tuaient même des enfants en bas-âge. « Au cours des années de guerre, nous avons constaté que les pays et les gouvernements tenaient beaucoup à imposer leurs idées et leurs plans sans vouloir vraiment se soucier des gens », a souligné le patriarche. À titre d'exemple, il a cité les mesures prises par les États-Unis pour protéger les champs de pétrole en Syrie. Et les dirigeants des église orientales ont confirmé qu'il restait peu de temps pour empêcher la disparition de communautés chrétiennes au Moyen-Orient : la plupart des chrétiens ont fui la région en proie aux attaques des activistes de l'État islamique et d'autres groupes extrémistes.

Fournir une assistance sans jeter d’huile sur le feu

Le secrétaire d'Etat hongrois Tristan Azbej, chef du département pour les chrétiens persécutés, n’a pas manqué de rappeler que « les chrétiens étaient désormais les personnes les plus persécutées au monde ». C'est pourquoi, a-t-il expliqué, « la Hongrie souhaite constituer une alliance internationale pour aider les fidèles chrétiens et les autres minorités religieuses lors d'une conférence à venir le mois prochain. Nous avons pour objectif de rassembler et de mobiliser les gouvernements sur une plateforme afin de coordonner les efforts pour aider les chrétiens persécutés du Moyen-Orient, d'Afrique et d'autres minorités persécutées pour leur religion et leurs convictions ». D’autant plus que la Hongrie (tout comme, d’ailleurs, la Russie et le Patriarcat de Moscou) avait déjà dépensé des dizaines de millions d’Euros en aide humanitaire, en particulier pour la reconstruction d'hôpitaux, d'écoles et d'églises dans une Syrie déchirée par la guerre, ainsi que dans d'autres pays,  initiative qui visait également à « aider les personnes persécutées à rester dans leur pays plutôt que d'émigrer à l'Ouest »...

Saluant « le rôle important de la Russie en tant que puissance efficace dans l’instauration de la stabilité au Moyen-Orient et plus particulièrement en Syrie », le Premier-ministre Viktor Orban ajoutait que la Hongrie était très intéressée par la paix en Syrie en raison de la fameuse crise des migrants : « la mission de Moscou dans cette région », a relevé Viktor Orban, « ne se limite pas aux dimensions militaires et politiques. Elle comprend également l’aide humanitaire. Nous débatterons de la manière dont nous pouvons ensemble […]  fournir et assurer une sécurité alimentaire tout en reconstruisant les villages […] où migrants et réfugiés pourront revenir d’Europe. Ils ont besoin d’un lieu où rentrer. Voilà notre message : nous devrions fournir une assistance, nous ne devrions pas jeter de l’huile sur le feu ». Plus tôt, Viktor Orban avait indiqué aux journalistes présents que la Hongrie – et l’Europe – pourraient grandement profiter du retour de la paix et de la stabilité en Syrie, pays qui a été lourdement ravagé par un conflit de près de neuf ans. Et d’avertir que si la Syrie était laissée en ruine telle qu’elle l’est actuellement, cela continuerait à forcer une multitude de personnes à « aller en Europe », en passant inévitablement par la Hongrie.

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© DR – Budapest : Poutine rencontre les chefs des églises du Moyen-Orient persécutées

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