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Tourisme
Suite du voyage de Manex Barace au Pérou : le Machu Picchu
Suite du voyage de Manex Barace au Pérou : le Machu Picchu

| Manex Barace 922 mots

Suite du voyage de Manex Barace au Pérou : le Machu Picchu

Huayna Picchu depuis le Machu Picchu 2.jpg
Huayna Picchu depuis le Machu Picchu ©
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Le Machu Picchu, depuis Huayna Picchu 2.jpg
Le Machu Picchu, depuis Huayna Picchu ©
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Ollantaytambo 

Sur le chemin en direction du Machu Picchu, à 68 kilomètres de Cuzco et seulement 2840 mètres d’altitude, sur les rives de l’Urubamba se dressent les ruines d’Ollantaytambo. Le Bain de la princesse (Baño de la nusta) est en très bon état. Certaines pierres sont de taille gigantesque. Ici aussi la question de leur déplacement, de leur mise en place et de leur ajustage reste posée…

Machu Picchu 

Ah, le Machu Picchu ! Qui n’a pas rêvé d’y aller un jour en personne ? Depuis sa découverte en 1911, tous les voyageurs qui s’y rendent en reviennent émerveillés. A pied sur le Chemin de l’Inca, à 112 kilomètres de Cuzco et 2470 mètres d’altitude. Pour les adeptes de la marche en montagne. Encore faut-il avoir le temps et l’entrainement adéquat. Ou alors en train, façon plus rapide qui permet de profiter du paysage tout au long de la descente de la vallée de l’Urubamba. Dans les années 1980, deux trains quotidiens faisaient le voyage depuis Cuzco. Le terminus du train des touristes, luxueux, se trouve à Aguas Calientes, au bas du site. Le train local, plus poussif, plus lent mais plus sympathique et bien meilleur marché continue sa route vers Quillabamba Outre l’intérêt économique (le trajet coûtait à l’époque le quart du prix du train pour touristes) le « train des Indiens » part beaucoup plus tôt et revient beaucoup plus tard, ce qui laisse du temps supplémentaire sur place, sans presque personne polluant le paysage par sa présence, et c’est important pour les photos. Mais la vente des billets est désormais réservée aux seuls habitants de la vallée…

Au juste on ne sait pas avec certitude quelle était la fonction de Machu Picchu : une ville sacrée, une forteresse, une cachette pour les Vierges du soleil, un refuge pour l’Inca après la conquête espagnole ? les avis des spécialistes sont partagés et le resteront sans doute longtemps.

Après la descente du train, il reste encore près de 8 kilomètres par un chemin en zig-zags pour atteindre les ruines. De mon temps c’était à pied ou à dos de mulet. J’ai lu que de nos jours les visiteurs sont transportés en véhicules 4X4. Une erreur fréquente est de confondre Machu Picchu et Huayna Picchu. Le Machu Picchu est le « vieux pic ». Entendez par-là celui qui a été arasé pour y édifier la cité. Le Huayna Picchu est le « jeune pic », c’est-à-dire la montagne qui surplombe de 360 mètres les ruines, d’où sont prises les photographies montrant les ruines. On peut escalader le Huayna Picchu pour une vue différente. Ascension assez dangereuse car l’aplomb dépasse 900 mètres et j’ai bien failli ne pas avoir l’occasion de rentrer pour écrire ces lignes… Une glissade sur des pierres disjointes, heureusement un rattrapage à temps en empoignant le tronc d’un arbuste… 

Beaucoup de lieux sacrés à ne manquer sous aucun prétexte au Machu Picchu, même sous la pluie ou dans le brouillard. Et c’est avec un peu de mélancolie que l’on retourne à Cuzco, alors que le soleil se cache derrière les pics avoisinants.

De Cuzco au lac Titicaca

Une dizaine d’heures de voyage en train séparent l’ancienne capitale de l’Inca du lac sacré qu’est le lac Titicaca, berceau de la mythologie inca. C’est en effet sur des îles sacrées de ce lac que seraient nés, il y a fort longtemps, les premiers Incas, d’après les légendes. Grève générale, débuts de soulèvement, barricades. L’armée s’est déployée à Cuzco et c’est sous bonne escorte que le convoi démarre enfin… Le voyage à travers l’Altiplano est loin d’être inintéressant malgré la terre aride. Les paysages sont magnifiques. De temps à autre un troupeau d’alpacas (ou vigognes, ou lamas ?). Lors de chaque arrêt, souvent en pleine campagne, des Indiens se précipitent le long des rails pour proposer souvenirs, artisanat et nourriture. Par moments les sommets des montagnes semblent peu naturels : quelque ruine inca de surveillance de la haute plaine ?

Sicuani et Sillustani

L’altitude maximum de l’Altiplano est de 4314 mètres. Les ruines de Sicuani ne sont plus qu’à 3000 mètres. Un site où le plus intéressant est le temple de Wiraqocha, unique en son genre. Sillustani est un centre très particulier avec des tours funéraires rondes, appelées « chullpa », uniques au Pérou, bâties par le peuple Qolla, des Aymaras eux-mêmes conquis plus tard par les Incas. Sillustani se trouve à 25 kilomètres de Puno, sur la rive du lac Titicaca.

Lac Titicaca (Pérou)

D’après mes notes, à 3812 mètres, nous voici sur la rive du lac navigable le plus haut du monde, alimenté par 25 petites rivières. Le lac Titicaca sert ici de frontière naturelle entre le Pérou et la Bolivie. Sur la rive sud du lac, Puno est la dernière ville péruvienne. Le jour de mon arrivée, elle me parait triste et sale. L’impression sera la même le lendemain. Rien à voir ou à faire à Puno, en dehors d’une visite aux « îles flottantes », sur lesquelles vivotent des communautés indiennes, descendantes des indiens Uros. Plutôt déçu par le lac Titicaca, depuis le temps que j’en avais entendu parler. Heureusement, par chance, quelques femmes avec chapeau haut-de-forme ou chapeau melon sur la tête naviguent sur le lac, debout sur ces barquettes de jonc appelées « totoras ». Comme dans les aventures de Tintin et Milou ! De Puno le train poursuit sa route vers Arequipa et l’Océan Pacifique. On peut aussi, ce que je me propose de faire, prendre un taxi collectif ou un autocar local et, contournant le lac, continuer le voyage en Bolivie.

Photo de couverture :  le lac Titicaca et ses Totora, embarcations de paille

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