0
Tourisme
Suite du voyage de Manex Barace au Pérou (2)
Suite du voyage de Manex Barace au Pérou (2)

| Manex Barace 1046 mots

Suite du voyage de Manex Barace au Pérou (2)

zRencontre, lequel des deux est le plus étonné!.jpg
Rencontre, lequel des deux est le plus étonné ! ©
zRencontre, lequel des deux est le plus étonné!.jpg
zMachu Picchu en vue! Sentier sur le Chemin des Incas.jpg
Machu Picchu en vue ! Sentier sur le Chemin des Incas ©
zMachu Picchu en vue! Sentier sur le Chemin des Incas.jpg

De Huancayo à Ayacucho

La route, enfin ce qui fait office de route, est assez surprenante. On s’enfonce dans le Andes. La distance indiquée est de 261 kilomètres, mais traduite en temps de voyage, il faut compter entre 10 et 12 heures si tout va bien, dans un vieil autobus qui en a vu d’autres, et qui finira peut-être sa carrière dans un ravin. Impressionnant le nombre de croix blanches plantées tout au long de la piste, à défaut de barrières de sécurité, en général à l’approche des virages. 
Nouvelle signalétique locale ? Pour en faire profiter les passagers ou pour ne pas s’endormir peut-être le conducteur allume en permanence la radio dont le niveau sonore (essentiellement des grésillements) est admirable. J’ignore si les phares du véhicule fonctionnent. En ce qui concerne le klaxon, je suis rassuré. Je n’ose me demander si les freins sont en état. 

C’est avec une grande satisfaction que j’aperçois quelque part dans le bas ce qui doit être la ville d’Ayacucho. Je suis presque sauvé.

Ayacucho 

Le principal intérêt de la ville d’Ayacucho est sa proximité avec le site de Huari. L’aérodrome (on ne peut décemment l’appeler aéroport) se trouve sur l’emplacement de la bataille de Quinua ou d’Ayacucho, lors des guerres d’indépendance. 
Nous sommes encore redescendus puisque l’altitude n’est que de 2700 mètres. C’est depuis des décennies le centre d’une guérilla maoïste menée par Sendero luminoso, le Sentier lumineux. Peu de temps après mon passage (1980) un groupe de journalistes trop curieux a été assassiné. 

Que voir à Ayacucho même ? Parmi les 33 églises, visiter la cathédrale et l’église de Saint-François d’Assise et on sera quittes ! L’endroit est néanmoins très agréable pour quelques jours.

Problème quasi récurant, trouver une place de bus pour continuer vers Cuzco. Plutôt qu’attendre un désistement de dernière minute, ce sera l’avion. 
Quelques émotions fortes terrestres évitées, remplacées par des vues aériennes presque « à toucher les sommets des montagnes ». De plus le prix de l’avion est nettement moins onéreux qu’en Europe.

Cuzco 

Entourée de montagnes brunes, Cuzco, la "Rome des Incas", s’étend à 3 400 m d'altitude, dans une belle vallée. Elle fut la capitale de l’Empire inca, le nombril du monde andin ("Cuzco" veut dire nombril, en langue quechua). 

Cuzco est aujourd’hui une superbe petite ville coloniale, née sur les ruines de l'empire Inca que les Espagnols écrasèrent dans le sang. La plupart des constructions espagnoles s’appuient, s’adossent ou utilisent les matériaux des anciens palais incas. 

Le centre de la cité se compose essentiellement de belles maisons coloniales avec balcons de bois sculptés, alignées le long de ruelles étroites, et de places soignées aux gros pavés luisants. Climat sain, beauté du paysage, grande richesse architecturale et archéologique, artisanat vivant, un des plus beaux coins d'Amérique du Sud. 

La ville elle-même n’est pas très étendue, bâtie sur le site de l’ancienne capitale du sud des Incas (Quito étant la capitale du nord). Beaucoup de soubassements et de rez-de-chaussée en pierres de taille datent d’avant la conquête espagnole. Les bâtisseurs incas étaient de remarquables architectes puisque les anciennes maisons demeurent intactes alors que les constructions récentes souffrent régulièrement lors des secousses sismiques.

Capitale de l’empire inca et capitale archéologique de l’Amérique, point de départ idéal pour découvrir la Vallée Sacrée des Incas, où se trouvent d'importants monuments archéologiques comme la forteresse de Sacsayhuamán, celle de Kenko, les Bains de Tambo Machay, les terrasses et le marché pittoresque de Pisac, la forteresse de Ollantaytambo et bien entendu le célèbre Machu Picchu surplombant la rivière Urubamba. 

Déclarée Patrimoine Culturel par l’UNESCO en 1983. Depuis 2015 pas moins de douze sites péruviens ont été ainsi classés.

Chaque année a lieu le 24 juin la fête du soleil, l’Inti Rayni, évènement culturel et historique le plus important chez les Incas depuis des temps immémoriaux. 

Le plus intéressant à voir à Cuzco se trouve aux environs de la Plaza de Armas, l’Office du tourisme en premier lieu, pour y copier, photographier la carte des environs, ou en acheter une photocopie. Voisine de la cathédrale (c’est incroyable le nombre de cathédrales dans ces pays), l’église de la Compagnie de Jésus. 

A proximité, en se perdant dans les vieilles rues étroites pavées aux maisons de pierres gigantesques, le temple des Vierges du soleil, le palais de l’Inca Roca. Vérifions au passage, comme tout le monde, que la célèbre pierre aux douze angles a bien le compte. La construction de murs en imbriquant des pierres de formes et de tailles différentes, outre l’aspect décoratif, assure un effet antisismique reconnu.

De nombreuses maisons coloniales ont été transformées en hôtels et méritent une visite, tout comme le musée local.

Sur le marché de Cuzco le marchandage est de rigueur, mais les prix restent un peu plus élevés qu’à Huancayo et Ayacucho. Durant mon séjour eurent lieu des manifestations ouvrières importantes et une grève générale, y compris pour la nourriture à l’hôtel. Enfin, une journée de jeune n’a jamais tué personne.

Sacsayhuamán 

Sacsayhuamán est une forteresse qui domine la ville de Cuzco à environ 3 kilomètres. On y accède facilement, il suffit de trouver et prendre le bon sentier sur la Plaza de Armas ! Près d’une heure d’ascension mais cela en vaut la peine : outre le site lui-même, la vue sur Cuzco est magnifique. 
Sacsayhuamán est une « forteresse » inca, très célèbre pour ses blocs de pierre (certains pèsent plusieurs dizaines de tonnes) si bien ajustés qu’il est rigoureusement impossible d’y glisser une aiguille. La présence d’un centre cérémoniel en haut laisse penser que Sacsayhuamán était peut-être plus un temple qu’une forteresse. 

D’ici, la Plaza de Armas apparaît comme étant l’unique point de verdure, bien carré, entouré de la cathédrale et de maisons à arcades recouvertes de tuiles rouges. 
La forteresse de Sacsajuamán (orthographe de l’Office du tourisme) est en fait une colline fortifiée, comprenant trois murs parallèles et vingt-et-un fortins. Les pierres sont gigantesques et le mystère relatif à l’édification reste entier, en ce qui concerne la provenance des blocs et leur érection. 
C’est devant la forteresse que, tous les 24 juin, se déroule la fête inca de l’Inti Rayni, lors du solstice d’été. La vue sur Cuzco, en contrebas, est magnifique. Seul (petit) bémol, la piste de l’aéroport régional gâche un peu le paysage…

Notre photo de couverture : Surplombant Cuzco, l'imposante  forteresse de Sacsayhuaman

Répondre à () :


Captcha

Newsletter

Ne ratez aucune actualité !

Abonnez-vous à notre newsletter via ce formulaire.

| | Connexion | Inscription