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Patrimoine de la Semaine
L'hôtel de Lalande : chef-d’œuvre d'architecture bordelaise du XVIIIème
L'hôtel de Lalande : chef-d’œuvre d'architecture bordelaise du XVIIIème

| Anne de MLC 377 mots

L'hôtel de Lalande : chef-d’œuvre d'architecture bordelaise du XVIIIème

Salon de de compagnie de l'hôtel de Lalande © madd bordeaux - L.Gauthier.jpg
Salon de de compagnie de l'hôtel de Lalande © madd bordeaux - L.Gauthier ©
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Mercredi 29 juin, après avoir visité l’exposition du centenaire de Rosa Bonheur au Musée des Beaux-Arts à Bordeaux, les Amis du Musée Bonnat-Helleu découvriront au cœur de la ville l’hôtel de Lalande, l’un des plus beaux hôtels particuliers du XVIIIème siècle dans la capitale de l’Aquitaine.

Située entre cour et jardin près du palais Rohan, la demeure fut construite  d’après l’historien Paul Pallandre entre 1775 et1779 par le célèbre architecte Etienne Laclotte (1727-1787).  C'est le riche parlementaire Pierre de Raymond de Lalande (1727-1787) et son épouse Jeanne de Lalande-Gayon (1734-1817), ancienne propriétaire du château d’Urtubie à Urrugne, et de terres à Saint-Domingue, qui l'avait commandée. 

Lors de la Révolution française, le fils des époux Lalande, l’avocat Jean de Raymond de Lalande, sera guillotiné en 1794 place Nationale (actuelle place Gambetta). Sa sœur Pétronille suivra le même sort tragique. La  noble bâtisse tout en pierre blanche calcaire enserrée de deux ailes symétriques en "U"resta malgré tout jusqu’en 1828 dans la famille Lalande.

Au XIXème, l’hôtel de Lalande sera revendu à plusieurs reprises sans jamais être réellement occupé. En 1880, la ville de Bordeaux acquiert la demeure pour y établir le service de police de la ville avant de la transformer en musée des Art Décoratifs.

L’intérieur est orné du mobilier de port et meubles parisiens, de riches verseuses d’orfèvrerie aux poinçons de Jean-François Jouet, Gabriel Tillet, Guillaume David et d’autres orfèvres, de toiles de Beautiran, de miniatures peintes par Pierre-Edouard Dagoty, de la ferronnerie bordelaise et des faïences de Jacques Hustin ou des porcelaines de la manufacture des Terres de Bordes, et de Sèvres, un magnifique buste de Montesquieu, superbe représentation au naturel signée par Jean-Baptiste Lemoyne.

Suite aux divers legs et dons offerts entre autres par l’association des Amis du musée, celui-ci a acquis depuis 1970, la plus importante collection des manufactures bordelaises de faïences fines Lahens & Rateau (1830-1832), David Johnston (1834-1845) et Jules Vieillard (1845-1895) dont le leg par Marcel Doumézy du portrait en buste de Jules Viellard, un biscuit (1857), réalisé par le célèbre Amédée de Caranza, l’un des seuls dessinateurs à pourvoir signer.

Musée des Arts Décoratifs et du Design, 39, rue Bouffard à Bordeaux, Tél. 05 56 10 14 00 / Ouvert tous les jours de 11h à 18h (fermé les mardis et jours fériés).

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