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Sciences
Le réchauffement du climat, un sujet à la peine ?
Le réchauffement du climat, un sujet à la peine ?

| François-Xavier Esponde 1394 mots

Le réchauffement du climat, un sujet à la peine ?

Club des Sports de Gourette le lundi 24 mars dernier.jpg
Club des Sports de Gourette le lundi 24 mars dernier ©
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Conditions de rêve sur les pistes de Gourette ce 24 mars dernier.jpg
Conditions de rêve sur les pistes de Gourette ce 24 mars dernier ©
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1 - Un plan ministériel en cours

Le Ministre de la transition énergétique Madame Agnès Pannier Runacher propose en ce 10 mars dernier le 3ème Plan national d'adaptation au réchauffement du climat. Un plan consultatif,  et avec quels moyens ?

Le sujet divise et force au débat. Les phénomènes observés imposent des mesures décidées il y a deux ans, la présentation d'une première mouture par le Premier Ministre Michel Barnier discutée entre acteurs économiques, scientifiques, collectivités, associations et entreprises, voici donc en ce mois de mars une nouvelle version amendée  d'une France préparée à connaitre un réchauffement climatique de 2,7°C en 2050 et 4 °C en fin du siècle. Il n'y a pas de secteur sur le sol national qui ne soit concerné par le phénomène dit en substance le ministre, Ce sont des objectifs mis en place sur le plan international  selon des objectifs fixés par l'Accord de Paris en 2015.

Un accord qui entrainerait des phénomènes tels les inondations, les canicules, les ouragans, et les sécheresses des incendies plus fréquents et aux conséquences tandis que nos infrastructures, l'économie et la société ne seraient prêts à y faire face. Une grande étude de vulnérabilité pourrait en France pour 2027 fournir des données scientifiques sur les conséquences du réchauffement climatique  jusqu'aux limites locales elles mêmes.

Reconnaître ces vulnérabilités et projeter des choix politiques qui en découlent, tout reste en la matière à faire encore, suivant un plan aujourd'hui peu contraignant. Reconnaître les risques ne suffit plus, il faut instruire d'autres repères et références dans les esprits.. Les initiatives ne manqueront, bâtir des digues à l'infini ou déplacer un village, changer des cultures traditionnelles dans des régions soumises à des sécheresses ? Il faut des projets et des consultations de terrain, en zone plaine, montagne ou littorale, en fonction des spécificités de chacune. Discuter avec les assureurs eux mêmes les garanties apportées pour que des territoires ne deviennent des zones blanches, à l'abandon, comme les changements climatiques, la forte chaleur, doivent faire l'objet de discussion avec le monde du travail relié aux premières conséquences. Fin du siècle 4 ° C devrait être intégré à tous les documents de travail dit le ministère, avec des mesures pour les plans locaux d'urbanisme, les préventions de risques d'inondations à l'horizon 2027. Comment évaluer la valeur juridique de cette évaluation "je suis favorable à ce qu'elle soit opposable juridiquement a répondu le ministre concerné. Ces mesures admises pourraient éviter les constructions dans des zones submersibles, dès le milieu du siècle en cours.

Le plan national prévoit encore l'accompagnement par l'Etat de cent sur les 1254 intercommunalités pour préparer l'adaptation au réchauffement . Un premier test dit l'entourage du ministre avant de déployer plus ce dispositif sur tout le territoire. Mais la question lancinante, quels moyens seront mis en balance recevant quelques sentiments de doutes partagés sur la fiabilité future de tels engagements peu ou prou financés. 

On précise que des fonds existent, un milliard d'euros financés par les agences de l'eau et 260 millions d'euros du Fonds vert dédiés à l'adaptation des collectivités territoriales. En 2025 dit le ministre le plan sera doté de 30 millions d'euros supplémentaires pour faire face au retrait -gonflement des argiles comprenez un phénomène lié à la sécheresse qui rend fragiles les bâtiments plus 75 millions d'euros  pour le fonds Barnier  dédié à la prévention des risques  portant celui ci à 300 millions à terme.

Face à des besoins existentiels on s'interroge encore, sur les investissements encore à prévoir trés lien des besoins. Selon les estimations réalisées par 14CE l'institut de l'économie pour le climat, les premiers besoins additionnels seraient de 2,3 milliards d'euros par an !

Une conscience et des ressources encore en perspective sur ce thème du réchauffement climatique dont on ne mesure les effets et les contraintes ajoutées avec le temps.

2 - Propos du président du Haut Conseil 

La France n'est pas prête à s'adapter au changement climatique dit le président. de la Pnacc des 52 mesures prises par l'autorité ministérielle pour contenir ce phénomène. Adapter les résidences logements, améliorer la résilience des exploitations agricoles, des infrastructures et des transports évalue un plan d'action de 24 recommandations pour sa réussite. L'avis du président de la Pnacc déplore que les financements envisagés soient trés insuffisants. Le plan convenu prévoit des adaptations incrémentales" ou des ajustements de pratiques qui ont leurs limites par défaut de transformations des systèmes. Ainsi dans le monde agraire changer des pratiques de cultures que les dates des semis, développer des solutions adaptées à la nature et retirer des activités face aux risques de submersion marines plutôt que d'ajouter des digues de peu d'efficacité dans le temps. De vrais sujets de réflexion et de décision inachevés. 

Protéger les populations face aux aléas climatiques incontestés d'une Europe continent qui se réchauffe le plus vite dans une France exposée. Le réchauffement a atteint 2,2 °C sur les dix dernières années en France rappelle le président de la Pnacc.

Ajouter des financements privés et mettre en place des aides publiques conditionnées à l'adaptation demeure une contrainte du temps.

Préciser les méthodes appliquées par la Pnacc sur les températures en cours au delà des poussées de chaleur ponctuelles, l'humidité qui modifient les conditions de travail comme ces risques d'inondations répétés désormais et les conséquences collatérales sur les populations les plus vulnérables concernées.

Le Pnacc comme texte de planification  qui devrait être inscrit dans le code de l'environnement  et mis en oeuvre par décrets et arrêtés dit le président du haut conseil pour le climat. . Le risque de fragilisation  de l'action climatique  de la France demeure par défaut des financements suffisants..

Un sujet toujours à la peine qui appelle de l'intérêt en raison des conséquences inévitables sur la vie sociale du pays confronté à cette réalité insécable des risques climatiques en cours.

C - Météo France donne ses chiffres

L'Accord de Paris prévoit entre 1,5° et 2 ° C ce réchauffement. Mais on serait plus près de 2,7°C à l'horizon 2050 et 4° C vers 2100. 2022 fut jugé un été chaud, en 2100  on le qualifierait de froid. Les journées de forte chaleur seront accentuées par une température maximale dépassant les 35 degrés, y compris dans le nord du pays comme dans le sud et pour notre compte.

En 2100 on parle de 30 à 40 jours par an de canicule de juin à septembre en 2050 . De fait il faudra compter les nuits chaudes de plus de 20 °C Marseille et le grand sud polarisent ces tendances à venir, dit Jean Michel Soubeyroux directeur adjoint scientifique de la climatologie à Météo France . Elles auront immanquablement des conséquences sur le corps humain, le travail, la vie commune et la santé La sécheresse et le risque de feu, s'ajoutant aux conditions de transports, Mais le paradoxe de la météo engendre ses ambivalences, en effet un degré supplémentaire de température active une hausse de précipitations de 7 % . Dans une France réchauffée on se dirigerait vers une hausse de précipitations 15 % plus intenses comme celles que nous vîmes en Espagne il y a peu !

Mais des incertitudes mènent les travaux des météorologues Moins de 80 % des simulations projettent des précipitations à la hausse, ce qui ne suffit à tirer des conclusions scientifiques avérées, à ce sujet !

Des données intéressantes à l'usage de tout un chacun concerné par le temps, le ciel et les cultures, la vie partagée et l'entretien environnemental des terres, et des espaces privés. A nul doute qui est le destin de tous.

Fx Esponde

* La question du réchauffement est suivi par le monde agricole tel le Projet Explore 2 piloté par l'INRA, et l'Office international de l'eau, sur les conséquences sur la ressource en eau, les débits ou encore les risques de crues.

** Climadiag Agriculture est encore un outil mis à disposition des agriculteurs par Météo France et l'Association Solagro pour visualiser les conséquences sur 250 indicateurs, par produit agricole. 

*** Enfin le Bureau de recherches géologiques et minières poursuit en parallèle des travaux pour connaître les conséquences sur la montée du niveau de la mer à 4°C possible 

Photos de couverture : comme à Gourette, une invitation pour skier dans nos stations pyrénéennes basco-béarnaises qui, en plein mois de mars (veille du printemps), viennent d'être recouvertes de 50cm d'une belle neige poudreuse (dans "Sud Ouest" du 17 mars)

Répondre à () :

MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS | 28/03/2025 10:43

Monsieur ESPONDE semble être très "impacté", comme on dit de nos jours, par les perspectives officiellement admises ouvertes par les travaux du GIEC, organisme international connu pour ses falsifications dans la multitude de ses mesures et de ses graphiques. L'ancien directeur du CNRS a donné il y a quelques années une conférence où il a reconnu, preuves à l'appui, qu'il avait été berné par les "travaux" du GIEC ! Non seulement j'ai été informé de la manière dont les mesures dites d'augmentations ( évidemment ) des températures océaniques avaient été réalisées ( sondes à côté des moteurs des bateaux ), mais j'ai depuis bien des années adhéré au Think Tank suisse appelé : "Les climato-réalistes". Toutes les preuves sont là de la duperie pseudo scientifique tendant à faire croire à une montée des températures qui plus est d’origine anthropique ( bien sûr due à l'activité humaine dont... l'élevage avec les flatulences du bétail ! ). Je dois rappeler à l'auteur, comme à tous les lecteurs de cette prose, que tous les phénomènes sur Terre sont à somme nulle ! S'il y a hausse de la pluviométrie, il y a du même coup baisse du niveau des océans avant qu'ils remontent par l'alimentation des fleuves au même niveau. S'il y a des inondations avant et après les sécheresses, il y a des calamités... mais le résultat est nul. Le problème de la modification des saisons liée à l'inclinaison de l'axe de la Terre sur l'écliptique est un autre problème. Par ailleurs, il est prouvé de manière incontestable que la hausse supposée du taux de CO2 dont on nous fait souffrir les oreilles et les yeux à longueur de journées, est en fait une baisse dramatique quand à ses conséquences : baisse de la quantité de végétaux ! Outre cette contre-vérité officiellement soutenue, ce n'est pas du tout l'activité humaine qui contribuerait à la hausse du CO2, car au contraire des allégories graphiques du GIEC, ce n'est pas la hausse des températures qui peut être à l'origine d'une augmentation du CO2 mais le contraire ! Et le taux de CO2 reste tout à fait dans les normes historiques à toutes échelles de temps long. Le danger est au contraire qu'il soit trop bas ! Et la projection officielle d'un taux ZERO est une catastrophe pour la vie végétale, donc animale, et donc... humaine. Cela rejoint donc officiellement la volonté sectaire et totalitaire de faire disparaître la quasi totalité de l'espèce humaine ramenée à 500 millions par tous les moyens y compris ici des mesures à grands frais décidées par les idéologues sous le prétexte dément, mais surtout démoniaque, d'une soit-disant hausse des températures à laquelle, bien sûr, tout le monde est sommé de croire... DINGUE et criminel ! L'escroquerie scientifique rejoint ici, comme dans tous les autres domaines, l'escroquerie financière !

Alan Abeberry | 29/03/2025 05:50

J'ai trouvé l'article d'Esponde nuancé. Quand météo France fait des prévisions j'y crois en partie même si je sais qu'ils se trompent parfois. Il est indéniable que les glaciers des Pyrénées disparaissent. Je crois que l'activité humaine à un effet : les moteurs de bagnoles chauffent sans aucun doute. Comme souvent, la méditation et la modération de sa consommation et pollution est une solution.

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