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Manifestation
La Patagonie au 28ème Festival Biarritz Amérique Latine © Manex Barace

| Manex Barace

La Patagonie au 28ème Festival Biarritz Amérique Latine

Consacrée aux cinémas et aux cultures de l’Amérique Latine, la 28e édition du Festival Biarritz Amérique Latine sera du 30 septembre au 6 octobre le lieu de convergence de professionnels (450 accréditations en 2018) venus d’outre-Atlantique et d’un public de festivaliers chaque année plus nombreux à découvrir les richesses culturelles du continent sud-américain. L’an passé les salles de cinéma avaient enregistré 27.000 spectateurs, 4182 entrées en séances scolaires, 10.000 visiteurs au village du festival.
Depuis 1991, le Festival Biarritz Amérique Latine est le point de rencontre et d’échanges entre l’Europe et l’Amérique latine... Trois compétitions de films (fiction, documentaire, courts métrages) mettent en lumière le meilleur de la création cinématographique contemporaine, et sont accompagnées d’hommages, de rétrospectives et d’avant-premières. Littérature, musique, et débats sont aussi à l’honneur, ainsi que gastronomie et artisanat au « village » du festival.
Cette année le Festival joue, plus que jamais, les explorateurs en consacrant son Focus à la Patagonie. Espace géographique et espace de fiction, aux confins du monde mais au carrefour d’enjeux sociaux, politiques et environnementaux, cette terre mythique a toujours inspiré les scientifiques, les aventuriers, les créateurs, patagons ou d’ailleurs. Une dizaine de films sera présentée, hors compétition, en présence de leurs réalisateurs.
Trois compétitions, fiction, documentaire, court métrage, et quatre jurys (fiction, documentaire, court-métrage, Syndicat français de la critique de cinéma) pour huit prix à décerner.
Abrazo du meilleur film – Fiction ; Prix du jury – Fiction ; Prix du Syndicat de la Critique – Fiction ; Prix du public – Fiction ; Prix du meilleur court-métrage ; Prix du meilleur documentaire ; Prix du public – Documentaire ; Prix BAL-LAB Fiction ; Prix BAL-LAB Documentaire.
Les Rencontres littéraires rendent cette année hommage à l’écrivain chilien Francisco Coloane, grand conteur de la Patagonie australe. Rencontre avec les auteurs Jorge Volpi (Mexique), Cristian Perfumo, Mempo Giardinelli et Néstor Ponce (Argentine). Rencontre littéraire autour de l’œuvre de Francisco Coloane, animée et présentée par François Gaudry, son traducteur en français. Né en 1910 sur l’île de Chiloé, au sud du Chili, d’un père capitaine de baleinier, Francisco Coloane multiplia les professions : matelot, contremaître dans de grands élevages de moutons, explorateur, prospecteur pétrolier, dessinateur de cartes, autant d’expériences où puiser le sel de ses récits. Il s’est imposé dès le milieu du siècle en publiant des récits à mi-chemin du recueil de nouvelles et du roman "éclaté". Cap Horn et Tierra del Fuego, traduits en français en 1993, sont devenus des livres culte pour la jeune génération des lecteurs sud-américains. Surnommé le « Jack London des terres australes », son œuvre exalte les paysages et les habitants de l'Archipel de Chiloé, de la région de Magellan et de l'Antarctique chilien. Prix national de la littérature en 1964, Coloane s’éteint sur sa terre natale à l’âge de 92 ans, laissant derrière lui une œuvre exemplaire, symbole pour la jeunesse de son pays de l’identité culturelle latino-américaine.
Le thème des Rencontres de l’Institut des Hautes Etudes de l’Amérique Latine (IHEAL) abordera « Amérique latine : un nouveau cycle de crise(s) ? » Organisation et animation : Olivier Compagnon, historien de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 et professeur de l’IHEAL.
Si la croissance économique et la relative stabilité politique des années 2000 et du début des années 2010 avaient semblé promettre à la région latino-américaine des lendemains qui chantent, le contexte récent incite au contraire à la plus grande prudence et fait resurgir le spectre d’une crise multiforme. D’une part, l’essoufflement de la demande mondiale en matières premières et le ralentissement des investissements étrangers ont provoqué un tassement de la croissance, voire une forte récession comme en Argentine. Cette spirale économique négative a pour conséquence une augmentation des taux de pauvreté dans presque toute la région, ainsi qu’un creusement des inégalités qui étaient déjà les plus fortes du monde. D’autre part, la démocratie que l’on disait consolidée presque partout après le cycle autoritaire des années 1960-1980 peut être considérée comme nettement dégradée dans plusieurs pays : depuis le Nicaragua jusqu’en Colombie où des centaines de leaders sociaux ont été assassinés l’année dernière. Enfin, de nombreux autres facteurs contribuent à une certaine déstabilisation de la région : nouveaux flux migratoires, recomposition des intégrations régionales, permanence de la corruption et de la violence extrême comme au Mexique en dépit de l’alternance incarnée par l’élection d’Andrés Manuel López Obrador, émergence de nouveaux acteurs politiques comme les églises évangéliques, etc. En réunissant des spécialistes de divers pays et de diverses disciplines, ces Rencontres de l’Institut des Hautes Études de l’Amérique latine visent à analyser les principaux défis auxquels est confrontée l’Amérique latine en 2019, à identifier les points chauds les plus susceptibles de peser à court et moyen terme sur le destin de la région et à dessiner les possibles scenarios à venir alors que des élections importantes (en Argentine et en Bolivie notamment) auront lieu à la fin de l’année.
Trois expositions, sous forme d’affiches, à découvrir cette année.
Entre la France et l’Amérique Latine : la solidarité s’affiche (années 1970 – 1980). Issue des collections de la Bibliothèque Pierre Monbeig (Institut des Hautes Études de l’Amérique / Centre de Recherche et de Documentation des Amériques), cette exposition rend compte des réseaux de solidarité politique avec l’Amérique latine qui se développèrent en France dans les années 1970 et 1980 au travers des affiches militantes que ceux-ci produisirent par milliers.
Empreinte et Territoire. Cette exposition présente les pièces d'un collectif d'artistes latino-américains implantés à Bordeaux depuis 2014 à la MACLA, Muestra d'Art Contemporain Latino-Américain. L’exposition rassemble 12 artistes de 9 pays différents d’Amérique Latine autour d’une réflexion commune sur un sujet d’actualité : Empreinte et Territoire. Le thème choisi pour cette exposition poursuit la réflexion entamée lors des expositions précédentes (Identités, Entre Amérique et Europe : les utopies en transit) autour de la relation entre l’identité et l’appartenance à un territoire.
Cinémas d’Amérique Latine, 28 ans d’affiches. Exposition d’affiches de films latino-américains issues de la collection privée de Jean-Michel Pennel. Ces affiches retracent une trentaine d’années de cinémas d’Amérique latine, dont de nombreux films passés par le Festival Biarritz Amérique Latine.
Le festival propose toujours de cours de danse ! Tango - Association Harmonia ; Association Cubania (son danse traditionnelle cubaine) ; Groupe Azahar - Cueca (danse traditionnelle chilienne) ; Capoeira - Groupe Capoeira Brasil Anglet ; Association Aloroyee et A lo Cubano - Salsa cubaine.
Et toujours, tous les soirs au Village du festival, des concerts gratuits de musique latino-américaine. Concerts avec Newen Tahiel (musicien et compositeur chilien d’origine Mapuche), Vitto Mereilles (bossa nova, samba, Brésil), MaaNGala (La Gallera Social Club et Ablaye Cissoko, Venezuela / Sénégal), La Perla (musique traditionnelle réinventée, Colombie), Chico Trujillo (cumbia, Chili), Candeleros (sonorités afro-caribéennes et psychédéliques, Colombie) ainsi qu’un concert exceptionnel payant à la Gare du Midi. Cette année, le Septeto Santiaguero, légendes du son cubain, se produira le mercredi 2 octobre à 21 heures (Gare du midi). Tarifs : 15€ (abonné), 25€ (non abonné) En vente : - sur la billetterie en ligne : www.festivalbiarritz.com - au Festival Biarritz Amérique Latine : Villa Natacha, 110, rue d'Espagne (Biarritz) - à la librairie Elkar (Bayonne
Le nom de "Septeto Santiaguero" existe depuis la création en 1931, d’un des septuors les plus prestigieux de Santiago de Cuba qui interpréta pendant des décennies, des rythmes cubains traditionnels. La formation actuelle demeure l’un des groupes phares de Santiago. Elle s’est réappropriée cet héritage de musique traditionnelle cubaine el son qu’elle a réussi à exalter par sa propre interprétation. Depuis sa création le Septeto Santiaguero a propagé la musique populaire traditionnelle de Cuba dans plus de 40 pays du monde, en devenant un véritable ambassadeur de la culture cubaine. L’album "No quiero llanto – Tributo a Los Compadres" a obtenu le prix Cubadisco et le Grammy Latino 2015 du Meilleur album Traditionnel Tropical, et a été nominé en 2016 pour le Grammy du Meilleur album Tropical Latino. Leur nouvel album "Raíz" est une promenade chronologique aux côtés des auteurs les plus importants de la musique populaire cubaine. "Septeto Santiaguero est l’un des meilleurs groupes de musique cubaine de nos jours (…) Certains disent même qu’il serait le successeur du Buena Vista Social Club" (New York Latin Culture).
Billetterie :
Abonnements à la semaine : Plein tarif : 65 € | Tarif réduit : 45 €
Abonnements à la journée : 30 septembre (cérémonie d’ouverture) : 10 € ; 1er octobre : 16 € ; 2 octobre : 13 € ; 3 octobre : 16 € ; 4 octobre : 16 € ; 5 octobre : 13 € ; Concert « Septeto Santiaguero » : 25 € ; 5 octobre (cérémonie de clôture) : 10 €.
www.festivaldebiarritz.com

 

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A.D. Laurent.MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS | 27/09/2019 13:55

Je m'étonne que, SEO, Jean RASPAIL, célèbre écrivain auteur du "CAMP DES SAINTS", ancien Roi de Patagonie n'est pas été invité ? Il était pourtant le mieux placé pour en parler...

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