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Notre disparu
In Mémoriam : Georges Mailharro, entre Béguios et Saint-Jean-de-Luz
In Mémoriam : Georges Mailharro, entre Béguios et Saint-Jean-de-Luz

| Alexandre de La Cerda 418 mots

In Mémoriam : Georges Mailharro, entre Béguios et Saint-Jean-de-Luz

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Georges Mailharro avec le personnel du Suisse ©
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Georges Mailharro avec sa fratrie ©
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Georges Mailharro, propriétaire des célèbres cafés-restaurants le "Suisse", le "Madrid" et "Txalupa" sur la place Louis XIV à Saint-Jean-de-Luz s'est éteint 12 janvier dernier à l’âge de 75 ans. Ses obsèques ont été célébrées lundi dernier en l’église Saint-Jean-Baptiste par l'abbé Mikel Epalza, l'aumônier des marins, avec un bel aurresku d'honneur dansé par son petit-neveu Arthur (membre de la Cie Bilaka) et merveilleusement chanté par son neveu Jean-Michel, le fils de sa soeur Gabrielle Etchegaray. 
Après l'école dans son village natal de Béguios, Georges Mailharro avait commencé à travailler dès l'âge de treize ans comme garçon de café à Sauveterre, Saint-Jean-de-Luz, Bordeaux et Paris, avant de rentrer au Pays Basque où il dirigea le trinquet Garat qu'il céda à son frère Jean-Marie lorsqu'il s'installa à Saint-Jean-de-Luz qu'il marqua réellement de son empreinte, par les relations qu'il nouait avec sa clientèle, mais également avec son personnel.
Au point que dans son blog, l'ami Yves Ugalde relate à propos de cet extraordinaire personnage que "les Luziens avaient adopté et que certaines figures luziennes en avaient même fait leur confesseur. Une ministre-maire le consultait parfois. L'homme parlait si peu, qu'il répétait encore moins ce qu'on lui avait confié. Une force dans ce métier. Dans ses stations reptiliennes sur sa terrasse, il observait, en apprenait beaucoup sur beaucoup et n'ouvrait qu'à bon escient son coffre à secrets. Il en aura aidé des agités et des bavards ! Les moments forts de la vie publique ou familiale des Luziens se terminaient souvent chez lui".  

Et le coeur sur la main : en plus d'Alain, sa belle-fille Laura et sa petite-fille chérie Léa, Georges Mailharro "s'était choisi des "enfants" de métier qui n'ont pas eu à se plaindre de sa générosité", ajoute encore Yves Ugalde. "Aujourd'hui encore... Une foi de charbonnier inébranlable, ses médailles pieuses autour du cou, son chapelet jamais très loin pour ne rater aucun rosaire quand il avait décidé de s'y lancer : ce Georges-là, "l'Evangile, il l'avait lu"... Il avait beaucoup souffert du décès en 2016, à l’âge de 64 ans, de son frère Jean-Marie Mailharro, patron pendant plusieurs décennies du trinquet Moderne à Bayonne et du restaurant de la Nive à Saint-Jean-Pied-de-Port, avec qui il avait créé une brasserie à Bardos.
Et sa générosité, Georges Mailharro l'avait également manifestée au bénéfice de la restauration de l'église de son village natal, Béguios, où il allait régulièrement rendre visite à sa soeur Gabrielle / Gaby... et prendre une bonne réserve de mon vin, qu'il appréciait beaucoup !

R.I.P. Goian Bego. 

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