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Notre disparu
In Memoriam : Bertrand Diriart
In Memoriam : Bertrand Diriart

| François-Xavier Esponde

In Memoriam : Bertrand Diriart

Né à Suhescun en 1929, Bertrand Diriart avait fait ses études à Ustaritz au séminaire Saint François Xavier, puis fut ordonné prêtre en 1953.
Il exerça sa mission en plusieurs paroisses du diocèse dont Saint Charles à Biarritz, et la cathédrale à Bayonne.
Nommé curé de la paroisse de la Trinité - Hardoy à Anglet (ancien dancing devenu église paroissiale), il se passionna pour la pelote dans ce quartier où des résidences germaient et la population croissait.
Membre de l’Association Hardoytarrak d’Anglet, sa passion pour les sports basques, dont la pelote sur le fronton adossé à l’église, furent l’objet attentionné de son engagement pour y créer ce fronton actuel avec les jeunes compagnons de ce quartier de vie et de jeunesse.
Car il aimait la pelote, le jeu adroit des pilotaris, en connaissait les règles, et se plaisait à voir vivre ce sport animé et physique qui se pratiquait dans le périmètre paroissial de Hardoy.

Grand esthète devant l’Eternel, il se consacra encore à la pose des vitraux Franzetti en l’église de la Trinité, un véritable hymne à la lumière qui scintille dans cet antre de verre et éclaire de l’intérieur la présence à l’église.

Son autre passion sera le soleil d’Espagne à Marbella, d’où il revenait au terme d’un séjour de quelque délai, couleur noisette, bruni et irradié de lumière, chantant et heureux.
A l’heure où ses amis faisaient des excursions, il préférait la pose farniente à la plage.
Le soleil “iguzki beroa”, lui seyait à plaisir.
On lui reconnaîtra ainsi ses origines bas-navarraises une province héritière d’un royaume disposant naguère des deux versants pyrénéens, où de coutume l’été est chaud, calorique et bien supporté.

A la fin de ses activités paroissiales à Anglet, il deviendra prêtre coopérateur à Saint-André de Bayonne. Il aimait le quartier aux ambiances électriques, ses animations, ses rassemblements, ses fêtes, sa vie diurne et nocturne.

Homme contemplatif de la beauté et de la création, il était incollable sur les musées madrilènes.
Il pouvait y séjourner le temps nécessaire pour admirer, jouir pleinement de la beauté des scènes de vie représentées par les peintres.
Retiré à Cambo, Bertrand “Pettan” pour ses amis s’en est allé dans le havre de silence de cette maison de repos.
Il retrouvera le fronton à ciel ouvert de Hardoy, son jardin intime pour ses obsèques, que ses amis de toujours lui rendront enrichis d’hommages et de souvenirs de l’été de plusieurs générations.

Il fut un “gizon”, séduisant et amoureux de la vie, curieux et toujours prompt à connaître les choses et à les aimer.
Pettan s’en est allé, mais ses nombreux amis se souviendront  encore de sa qualité d’homme, du ciel et de la terre ouvert aux autres !

Agur berroa zuri !

François-Xavier Esponde

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