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Histoire
Il y a cent ans, Saint-Sébastien accueillait la Société des Nations, précurseur de l'ONU
Il y a cent ans, Saint-Sébastien accueillait la Société des Nations, précurseur de l'ONU

| Alexandre de La Cerda

Il y a cent ans, Saint-Sébastien accueillait la Société des Nations, précurseur de l'ONU

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Commémoration centenaire Sté des Nations, Diputacion de Saint-Sébastien ©
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Les Ford attendent les délégués ©
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Saint-Sébastien accueillait la Société des Nations au salon du trône de la Diputacion ©
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Saint-Sébastien fut le siège, entre le 30 juillet et le 5 août 1920, de la première réunion du Conseil exécutif de la Société des Nations, organisme créé après la Première Guerre mondiale. Au zénith de sa renommée internationale, elle constitua une véritable plateforme d’observation et de rencontres grâce au statut de neutralité du royaume d’Espagne et à sa proximité avec la frontière française, pays belligérant : on y rencontrait les espions des deux camps, en particulier la célèbre Mata Hari qui résidait à l’hôtel Maria Cristina. Et c’est précisément le palace donostiar qui avait accueilli a plupart des délégués étrangers, à l'exception de ceux du Royaume-Uni, du Brésil et de la Grèce qui ont résidé à proximité, à l’hôtel Victoria qui occupait l'élégant bâtiment à l'angle du Boulevard et de la rue Oquendo.

Et pour se déplacer, les délégations eurent à leur disposition une dizaine de véhicules Ford fournis par les concessionnaires donostiar de la marque américaine, MM. Sagardía et Ameztoy !
Quant aux réunions elles-mêmes, elles eurent lieu au Palais de la Diputacion, principalement dans la « salle du Trône » où eut lieu hier jeudi la commémoration de l’événement historique. D’autres salles du palais avaient encore étaient aménagées à l’époque afin d’accueillir les délégués et la centaine de personnes qui les accompagnaient.
Plus tard, en 1925, Saint-Sébastien accueillit une autre réunion de la Société des Nations (la Commission d'hygiène) qui situa la ville et la province de Gipuzkoa au centre de l'actualité internationale de l'époque.

Précisément, c’est dans la salle du trône du palais de la Diputacion qu’a été célébré – hier, jeudi - l'anniversaire de l’événement historique, en présence du ministre espagnol des affaires étrangères, Arantxa Gonzalez Laya, et des représentants des pays participant à cette réunion en 1920, soit la Belgique, le Brésil, la France, l'Italie et la Norvège. 
Une exposition historique composée de cinq vitrines et de cinq panneaux décrit le déroulement de cette assemblée à l'époque à Saint-Sébastien et de sa résonnance parmi la population donostiar. Inaugurée en face de la chapelle de San Ignacio à la Diputacion, l’exposition sera plus tard transférée au Koldo Mitxelena Kulturunea.

Parmi les premiers pays membres de la Société des Nations, l'Espagne fit partie de son Conseil en tant que membre non permanent pratiquement sans interruption depuis sa création jusqu'au début de la guerre civile. Parmi les éléments remarquables de cette nouvelle structure, il convient de signaler la création d’une Cour permanente de Justice internationale qui précédera l'actuelle Cour internationale de Justice située à La Haye et dont les fondements avaient précisément été jeté lors de ces réunions à Donostia-San Sebastián en 1920, comme il ressort des archives de la Société des Nations.

Député général de la Députation forale du Guipuzcoa, Markel Olano n’a pas manqué de souligner que « l'ouverture sur le monde » avait été l'un des traits caractéristiques de la province et du Pays Basque tout au long de son histoire, une tradition dans laquelle s’insère la célébration du Conseil de la Société de Nations à Donostia. Ainsi que le désir de garantir à partir du «multilatéralisme et du dialogue» des principes tels que «la paix et la collaboration» entre les pays n'est pas étrangère non plus à la «sensibilité» de son territoire. Et de conclure : «Nous connaissons les effets dévastateurs de la violence et de la violation des droits de l’homme. Pour cette raison, nous revendiquons aujourd'hui une fois de plus les valeurs de paix et de droits de l'homme comme des éléments fondamentaux et inaliénables de notre société ».

ALC

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