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Histoire
Ephémérides : et Daguerre inventa le daguerréotype...
Ephémérides : et Daguerre inventa le daguerréotype...

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Ephémérides : et Daguerre inventa le daguerréotype...

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Le célèbre daguerréotype de Chopin pris par Louis-Auguste Bisson à Paris vers 1847 ©
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Daguerréotype du Prince Président Louis Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III, 1849 ©
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Daguerréotype de Louis Daguerre en1844 par Jean-Baptiste Sabatier-Blot ©
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Le 19 août 1839, Jacques Louis Daguerre dévoilait son procédé photographique, le daguerréotype : l’occasion de partir à la découverte d’un personnage extraordinaire, artiste et savant, dont l’invention révolutionna le monde pour longtemps.

Ce peintre, chimiste et inventeur était incontestablement d’origine basque comme son nom l’indique - Daguerre étant la forme francisée du nom basque Aguirre - bien que né en 1787 à Cormeilles en Parisis, dans la région parisienne, et installé à partir de1839 à Bry-sur-Marne dont il devient d’ailleurs conseiller municipal.

Louis Jacques Mandé Daguerre était d'abord un artiste-peintre qui se convertit dans le métier de décorateur de théâtre.

On conserve de lui de beaux paysages champêtres ou des vues de montagne. Il créa également le Diorama, procédé théâtral où une immense toile peinte sur ses deux côtés était animée par des jeux de lumière venant de face ou de derrière, qui lui donnaient alternativement des aspects différents, permettant ainsi de créer un véritable spectacle animé à partir d’une image fixe. Selon l'éclairage, la scène, représentée sur une toile de 22 mètres sur 14, passait du jour à la nuit, changeait de climat, etc. Son Diorama de Paris créé en 1822 disparut dans un incendie en 1839. 

Heureusement, il nous reste celui de Bry-sur-Marne, réalisé et offert à la ville en 1842 : c’est l’unique Diorama encore conservé de nos jours qui soit de la main de l’artiste. Daguerre avait acheté une grande propriété face à l’église paroissiale dont le chœur fut percé et agrandi afin d’y installer l’œuvre. La toile représente un chœur d’église gothique peint en trompe-l’œil donnant l’illusion au spectateur que l’édifice se poursuit bien au-delà du chevet. Les modulations de la lumière naturelle, qui entrait par une verrière zénithale et probablement par des ouvertures latérales, faisaient évoluer l’aspect de la toile, en donnant notamment l’illusion que les bougies s’allumaient ou s’éteignaient.

Naissance du daguerréotype 

Mais c’est une autre réalisation, d’ordre scientifique, qui rendit universellement célèbre notre artiste : il s’agit du « daguerréotype ». Ce terme définit aussi bien l'appareil de prise de vue que l'œuvre photographique elle-même, c’est-à-dire la prise de vue directe et unique sur plaque argentée. Daguerre était, en effet, très intéressé par les captures d'images mises au point par Joseph Nicéphore Niepce dont Daguerre avait fait la connaissance par l'intermédiaire de Vincent Chevalier, leur opticien commun. Niepce fut d'abord réticent à montrer les avancées de ses travaux « héliographiques ». Il s’agissait d’une technique d'impression des images photographiques sur papier utilisant un procédé combinant le transfert d'un positif photographique sur un vernis photosensible. 

Dès 1816, Niepce commence des recherches ayant pour but de fixer l'image obtenue grâce à une chambre noire. Précisément, la connaissance de Daguerre en matière de chambre noire va conduire les deux chercheurs à signer un contrat d'association en 1829. Deux ans auparavant, Niepce avait déjà réalisé la première photographie.
Mais il ne parvenait pas encore, à cette époque, à fixer les images sur le support : elles s'effaçaient très rapidement de la plaque photosensible.

C’est alors qu’intervient Daguerre. En effet, il se lança dans des travaux de recherche en chimie. Utilisant l'iode comme agent sensibilisateur sur une plaque de cuivre recouverte d'une couche d'argent, il perfectionna la technique d'impression d'images sur plaques de verre et réduisit le temps de pose qui pouvait jusqu'alors durer plusieurs heures. 
Poursuivant ses recherches sur les propriétés photochimiques de l'iode, Daguerre découvrit en 1835 que la vapeur de mercure agit comme révélateur de l'image. En 1837, il parvint à fixer ces images avec de l'eau chaude saturée de sel marin.
Le terme « daguerréotype » définit aussi bien l'appareil de prise de vue que l'œuvre photographique. Une communication à l'Académie des Sciences, le 7 janvier 1839, officialise cette découverte. Une pension annuelle de 6 000 francs est attribuée à Daguerre et de 4 000 francs à Isidore Niepce, le fils de Nicéphore, qui avait succédé à son père dans l'association formée avec Daguerre.

L'engouement du public fut immédiat : le « daguerréotype » se répandit rapidement dans toute la France et en Europe. La commercialisation des chambres et du matériel nécessaire à ces images photographiques fit la fortune de Daguerre. 
Aux Etats-Unis, la diffusion du daguerréotype sera soutenue par Samuel Morse, inventeur du télégraphe. Le succès sera total. Sa renommée est telle qu'en 1851, les photographes américains observeront une journée de deuil à l'annonce de la mort de Louis Daguerre, également à l’origine du diaphragme à iris qui, malgré ce que beaucoup croient, n'a pas été inventé par Nicéphore Niépce. Daguerre se servait du diaphragme à iris pour les variations d'éclairage des tableaux du Diorama.

Indiquons encore qu’à son remarquable talent de peintre, Daguerre en joignait un autre qui le faisait beaucoup rechercher dans la société parisienne : c'était un danseur très admiré et très applaudi à une époque où la danse des salons était un art difficile.
Et on donna son nom à un cratère sur la Lune et à deux astéroïdes !

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Le Diorama de Daguerre en pleine restauration ©
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