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Manifestation
Biarritz : sous l'égide de Stravinsky, le début du "Temps d'Aimer"
Biarritz : sous l'égide de Stravinsky, le début du "Temps d'Aimer"

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Biarritz : sous l'égide de Stravinsky, le début du "Temps d'Aimer"

Après avoir marqué l’an dernier le début et la fin de la plus courte saison chorégraphique qui soit, du 10 au 19 septembre prochain, le festival le Temps d’Aimer connaîtra sa 31ème édition.  Dans l’intervalle, afin de perpétuer la manifestation par ces temps difficiles d’instabilités, le conseil d’administration de Biarritz Culture présidé par Jakes Abeberry et le conseil d’administration du Malandain Ballet Biarritz présidé par Catherine Pégard, ont validé à l’unanimité son intégration et celle de son équipe au sein du Centre Chorégraphique National. 

Dans le journal du Ballet Biarritz, Thierry Malandain, directeur artistique du festival, avait tenu à « remercier tout particulièrement Jakes Abeberry, personnalité emblématique de la culture et de la vie politique au Pays basque, qui en amant sans frein de Terpsichore fonda le Temps d’Aimer. Suivant le vœu confiant de Maider Arosteguy, maire de Biarritz, il nous appartient désormais de poursuivre son œuvre culturelle dévouée au bonheur public. Ceci avec gratitude et humilité, en se gardant d’imiter la grenouille de la fable, même si pour être vénéré dans bien des mythologies comme symbole de transition, de transformation, de résurrection, l’animal aux pieds verts a été choisi pour promouvoir cette édition.
Évoquant la couleur de l’espérance, avec le soutien du Groupe Suez, ladite grenouille, orgueilleuse de ses fonctions de baromètre manifestera aussi le nouvel engagement éco-responsable du festival. On se réjouira également du partenariat avec l’Atabal, la scène de musiques actuelles de Biarritz et d’une première collaboration avec la Scène nationale du Sud-Aquitain donnant lieu à des représentations à Bayonne et Anglet, et d’autres en collaboration avec les villes de Mauléon, Saint-Palais et Saint-Pée-sur-Nivelle. Autrement, osons le mot, par solidarité nationale, les compagnies à l’affiche de ce retour à la vie artistique et sociale seront hexagonales ou bien euro-régionales, puisqu’au Pays Basque les vapeurs nuageuses de la danse ne s’arrêtent pas aux frontières. Mais rassurez-vous, à l’analyse, même à fortes doses les exhalaisons chorégraphiques sont bien tolérées par l’organisme. Le seul effet secondaire observé étant d’aimer le Temps d’Aimer. Attendu que l’amour embellit tout, c’est à notre échelle le vœu le plus ardent que nous puissions formuler ».

Avec l’idée de tracer au cordeau un trait d’union entre la belle époque et la belle saison, entre les feux d’un passé culturel et l’éclat prometteur d’un avenir rayonnant, le Temps d’Aimer a creusé depuis trente ans son sillon dans les grands festivals de danse. Un festival créé par Biarritz Culture qui lors des premières éditions accueillait les plus grandes compagnies : Ballets de Monte-Carlo, Ballet du Kirov, Ballet de Francfort avec William Forsythe, Ballet du Grand Théâtre de Genève avec Ohad Naharin, Dance Theater of Harlem et le Ballet de Madrid de Victor Ullate, qui a impulsé le tempo de ce festival. Et puis la danse basque avec le répertoire, des danseurs des sept provinces et les balbutiements contemporains de tous les chorégraphes qui ont réinventé ici le pas de basque.

Le Festival débutera le vendredi 10 septembre à 17h à l’hôtel Silhouette par la conférence « Petrouchka – Stravinsky et la danse » d’Etienne Rousseau-Plotto, organiste, auteur de Stravinsky à Biarritz. Une conférence partagée avec le festival Ravel (gratuit - entrée libre), suivie à 20h au Cinéma "Le Royal" de la projection du documentaire "Moi Sisyphe" de Florence Vax à propos de la pièce "Les Sisyphes" de Julie Nioche. Egalement, projection en avant-première de Ressource, court -métrage réalisé par Martin Harriague avec les danseurs du Malandain Ballet Biarritz, tournée à Atlantique plastique avec le soutien du Groupe Suez.
La projection sera suivie de la présentation du festival le Temps d’Aimer la danse par Thierry Malandain directeur artistique et l’équipe du festival.

Et le lendemain samedi 11 décembre, après plusieurs inaugurations et visites d’expositions, la scène de la Gare du Midi accueillera le Malandain Ballet Biarritz pour une représentation du “ Sacre du printemps et l’Oiseau de feu ”.

Enormes succès du vingtième siècle, L’Oiseau de feu et Le Sacre du printemps d’Igor Stravinski ont été maintes fois chorégraphiés, depuis leurs créations respectives par Fokine et Nijinski pour les Ballets Russes. Pour les revisiter, Thierry Malandain et Martin Harriague sont revenus à leur source vive. Le directeur du Centre Chorégraphique National Malandain Ballet Biarritz, à la sensibilité musicale éprouvée, rend à l’Oiseau du conte originel sa spiritualité biblique de « passeur de lumières » entre ciel et terre, chargé d’apporter aux hommes consolation et espoir à l’image de François d’Assise. De son côté, Martin Harriague, artiste associé au regard percutant, s’inspire de l’argument du Sacre présenté par Stravinski dans la revue Montjoie pour mettre en scène la pulsion tellurique du vivant, à l’œuvre dans la partition. Deux écritures au regard vif pour une ouverture de festival magistrale.

Nous présenterons la semaine prochaine la suite de la riche programmation du Festival.

Entrée 12 € à 38 € - billetterie en ligne sur https://web.digitick.com/index-css5-letempsdaimerladanse-pg1.html

Egalement : Office de tourisme de Biarritz. Tel. 05 59 22 44 66 et www.tourisme.biarritz.fr et guichets Offices de tourisme de Bayonne, Anglet, Saint-Jean-de-Luz

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