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Biarritz : Macha Méril pourrait patronner un festival de cinéma russe
Biarritz : Macha Méril pourrait patronner un festival de cinéma russe

| A et A de La Cerda

Biarritz : Macha Méril pourrait patronner un festival de cinéma russe

Sous un soleil estival radieux, beaucoup de lecteurs masqués en cette période troublée s'étaient rendus à la librairie bayonnaise Hirigoyen pour la signature du dernier livre « Vania, Vassia et la fille de Vassia » de l'actrice Macha Méril.

Après des études de Lettres à la Sorbonne et une formation au cours Dullin du TNP et à l’Actor’s Studio à New York, elle se fait connaître dans les années 1960 comme l’une des figures de la Nouvelle Vague. Elle tourne avec Rohmer, Deville, Godard, Buñuel, Szabo, Kontchalovski, Fassbinder, Pialat, Lelouch, Varda et d’autres. Pendant dix ans, elle mène une carrière d’actrice et de productrice en Italie. De retour en France, elle se consacre au théâtre, à la télévision et à l’écriture. En 2014, elle épouse le compositeur Michel Legrand, disparu le 26 janvier 2019. 

Or, depuis qu’elle écrivait, « voilà quelques années déjà », tous les éditeurs parisiens demandaient à Macha Méril d’« écrire sur sa famille, sur les princes Gagarine, sur la Russie... Son époux, Michel Legrand (le célèbre pianiste-compositeur oscarisé des « Parapluies de Cherbourg » et des « Demoiselles de Rochefort »,) lui répétait chaque semaine : « Alors ? Tu écris ? Tu as trouvé ton sujet » ? Et Macha Méril d’admettre : « Absorbée par la vie avec lui et toutes les difficultés de sa santé déclinante, j’ai laissé passer les années sans m’y mettre. Je ne voulais pas non plus écrire un livre autobiographique car, comme dans toutes les familles, et c’était le cas avec mes sœurs qui ont connu d’autres trajectoires de vie, les avis étaient partagés. Cependant ce destin personnel de fille de réfugiés russes en France réclamait un ouvrage ».

Fille du prince Wladimir Gagarine et de Marie Belsky, exilés en France, Marie-Madeleine Gagarine avait hérité du don de l'écriture. « Et un beau soir, après un grand concert de Michel, que je pressentais être son dernier, le 1er décembre 2018, j’ai eu l’idée de raconter l’histoire d’une fille de cosaque. J’ai des amis descendants de cosaques en France, leurs parcours pittoresques m’ont toujours fascinée. J’ai commencé à écrire, furieusement. Je voulais que Michel me lise. Il a pu lire les cent premières pages ».

En 1939, l'histoire débute en Corrèze où après la Révolution russe, des cavaliers de la Garde Impériale russe vivent en autarcie dans le domaine de « La Motte » hérité d’un général russe. 
« La guerre rouvre les anciennes plaies : ne faut-il pas tenter de libérer la Russie du bolchevisme, quitte à s’allier avec Hitler ? Libérer le pays du communisme et rentrer au pays, paraissait être une évidence pour la plupart d'entre eux. Il fallait sauver le pays du stalinisme » ! C’était le choix de Vassia, qui abandonnera sa fille unique Sonia, orpheline de mère, et son indéfectible ami Vania, qui sait ce qu’il en est des guerres et ne veut en aucun cas partir à l’aventure. S’intégrer en France en oubliant le passé, ou rester russe tout en défendant la France ? « L’exemple d’un ascenseur social qui fonctionne très bien en France », souligne Macha Méril.
Secondée par Vania dans sa carrière, Sonia deviendra un personnage incontournable du paysage politique français.

Un nouveau festival du cinéma à Biarritz ?

Dans le domaine artistique, l'actrice Macha Méril fait partie de celles qui ont ont réussi à surmonter les difficultés à l'image de son personnage féminin Sonia. Cependant l'âme russe vibre en elle et l'idée d’être la marraine d’un festival de cinéma russe à Biarritz évoquée lors d’une entrevue avec Maïder Arostéguy, maire de Biarritz, l'a séduite. Sur le modèle de celui qu’elle patronne à Paris avec pour président d’honneur l’ancien ministre et actuel représentant spécial du Chef de l’Etat pour la Russie Jean-Pierre Chevènement, et dont la sixième édition avait été ouverte début mars (avant le confinement) par l’Ambassadeur de Russie en France Alexey Meshkov qui avait déclaré : « ce festival fait vraiment devenu une partie intégrante des relations culturelles russo-françaises ».

Il avait fait découvrir dans plusieurs grands cinémas Paris et d’Île-de-France (le « Balzac », le « Max Linder », le « Studio 29 », le « Christine 21 » et le Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe russe) plus d’une trentaine de films d’hier et aujourd’hui avec avant-premières, rencontres, ciné-concert et soirées sur l’Ecologie et la Russie ou de présentation du nouveau roman Vania, Vassia et la fille de Vassia de Macha Méril. 

Quant au projet biarrot, il permettrait à la villégiature impériale de renouer avec son passé russe en s'inscrivant parfaitement dans l'Année franco-russe de la coopération interrégionale et intercommunale qui se tiendra en 2021 ! D’autant plus que Macha – qui bien que propriétaire d’une « datcha » dans le Gers – se souvient de ses séjours biarrots, encore dernièrement avant la disparition de son mari, et surtout de ceux de son arrière-grand-père le Prince Gagarine qui avait participé au financement de la construction de l’(ancienne) Église Russe.

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L'inauguration du festival de Cinéma russe à Paris avec l'ambassadeur Meshkov et l'anc. ministre J-P Chevènement, ©
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Singier-Kurzawa Nikolaï | 28/08/2020 13:56

Voilà une très très bonne idée même formidable je dirais le répertoire russe est très très riche et cette très grande dame elle est bien représentative pour être au centre de ce genre d'événement dans notre belle ville de Biarritz qui ne demande qu'à revivre les moments merveilleux d'un passé pas si lointain

TIKHOBRAZOFF Nicolas Pdt d'ARTCORUSSE | 30/08/2020 12:06

Merci de m'informer.

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