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Aupa sugandilak !
Aupa sugandilak !

| Jean-Claude Larronde

Aupa sugandilak !

 

Sugandilak : ce joli mot d'euskara qui signifie "les lézards" peut s'appliquer à toutes celles et à tous ceux qui vont à la plage sans combinaison noire et sans porter de planche de surf.

En effet, ce qui peut paraître aujourd'hui incroyable, c'est qu'il y en a qui vont à la plage pour se prélasser au soleil, pour flâner, pour bronzer un peu, pour lire le journal, un livre, pour faire des mots croisés, tout simplement pour regarder l'océan ou pour toute autre occupation futile. Jusqu'ici, ils en avaient le droit, les paresseux.

Respectons le concept de "plage dynamique", surgi d'où on ne sait trop où, puisqu'il a ses adeptes.

Mais les adeptes de ce concept ne sont pas les seuls au monde et reconnaissons que l'agglutination de gens sur les promenoirs, les parapets, les pelouses (puisque les plages leur sont interdites) n'est pas satisfaisant du point de vue sanitaire, dans la situation actuelle.

Je ne parlerai pas des plages urbaines de Biarritz et de Saint-Jean-de-Luz, de la jolie petite plage de Socoa et des plages de Bidart et de Guéthary que je connais moins. Toutes ces dernières doivent faire l'objet sans doute d'une surveillance et donc d'une réglementation spécifique.

Mais dans notre chère Côte Basque, il existe deux plages qui en ce mois de juin, ne nécessitant sans doute pas une réglementation sourcilleuse puisqu'elles sont particulièrement vastes et quasi -désertes : Hendaye et Anglet.

A Hendaye, même les rochers des "Deux jumeaux" respectent la distanciation physique. Le maire, Kote Ezenarro a souligné que la plage avait une longueur de plus de trois kilomètres et une surface de 150 000 mètres carrés. Rien que du bon sens comme sa demande - en compagnie de ses homologues d'Irun et de Hondarrabia - d'ouverture de la frontière. Celle-ci devrait normalement être ouverte - si le bon sens prévalait - avant le 1er juillet, au moins pour les véhicules immatriculés 64 et 40.

A Anglet, depuis le bas du phare de Biarritz jusqu'à la Barre, la longueur de la plage est au moins le double qu'à Hendaye. La plus grande liberté devrait exister pour les autochtones et les partisans des "plages statiques" qui pourraient profiter à plein de "leurs plages" avant l'invasion touristique du 10 juillet au 25 août, période où il faudra sans doute réguler le flux pour des raisons évidentes de précaution.

Mais pour le mois de juin, les binômes maire-préfet ont la parole. Souhaitons ici qu'il adoptent -surtout à Hendaye et à Anglet - des mesures de pleine liberté, cette liberté qui est le bien le plus précieux pour toutes les citoyennes et tous les citoyens démocrates.

Aupa sugandilak !!!

NDLR : Visiblement, "rien n'y fait"... Le préfet de Pau, Eric Spitz, qui a maintenu contact avec les maires de la côte, a reconfirmé les conditions d'ouverture - dites "dynamiques" - des plages basques pendant le week-end de la Pentecôte et au-delà : pas de position assise ou couchée sur le sable, maintien de la distanciation sociale et fermeture à 19 h. Il faudra donc encore "lutter" pour que le simple "bon sens" finisse par triompher...

NDLR2 : ce vendredi soir, la presse quotidienne (sur Internet) indique "qu'à partir du 2 juin, fini les plages en mode uniquement dynamique : place (aussi) aux sédentaires ! Le droit à la paresse sur le sable chaud sera de nouveau une option".

Légende : plages de la côte basque : paresseux ou dynamiques ?

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