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Musique
Une halte angloye dans la tournée internationale de Katia et Marielle Labèque
Une halte angloye dans la tournée internationale de Katia et Marielle Labèque

| baskulture 799 mots

Une halte angloye dans la tournée internationale de Katia et Marielle Labèque

Au cœur d’une tournée internationale à travers l’Europe et les États-Unis, Katia et Marielle Labèque ont choisi de faire escale à Anglet samedi 30 octobre à 20h30 au Théâtre Quintaou pour fêter leurs cinquante ans de carrière sur la côte basque.
Au programme de cette soirée exceptionnelle, des œuvres de Schubert, Debussy et la composition de Philip Glass d'après le roman "Les Enfants terribles" de Cocteau.

On les avait appréciées lors du dernier Festival Ravel, en particulier au concert privé donné avec Bertrand Chamayou et Jean-François Heisser au château d'Arcangues.
Dans le tourbillon d’une tournée où les dates des concerts s’enchaînent tant en Europe qu’aux États-Unis, Katia et Marielle Labèque font escale à Anglet. Avant de monter sur la scène du Théâtre Quintaou, elles se produisent à Rotterdam (15 octobre), Utrecht (16 octobre), Londres (21 octobre) et Reggio Emilia, en Italie (23 octobre). Après Anglet, deux concerts à Zurich (3 et 4 novembre), un à Paris (7 novembre), puis une tournée aux États-Unis et un retour en Europe. Cette halte angloye - privilège que les deux pianistes offrent à la ville - sera l’occasion de célébrer leurs cinquante ans de carrière.

Deux sœurs pianistes, connues pour la fusion et l’énergie de leur duo.

Leurs ambitions musicales ont débuté très tôt et c’est leur interprétation contemporaine de Rhapsody in Blue de Gershwin (un des premiers disques d’or de la musique classique) qui leur a apporté la consécration internationale. Depuis lors, elles poursuivent une éblouissante carrière tout autour du monde. Invitées régulièrement par les orchestres et les festivals les plus prestigieux, elles jouent également avec des ensembles de musique baroque et travaillent avec de nombreux compositeurs comme Olivier Messiaen, György Ligeti, Pierre Boulez, Luciano Berio, Louis Andriessen. En octobre 2020, elles ont sorti leur disque de Philip Glass (Deutsche Grammophon), dans une suite arrangée pour deux pianos par Michael Riesman et dédiée par le compositeur. Les vidéoclips du disque ont été mis en images par le réalisateur Ronan Day-Lewis.
En octobre 2020, Katia et Marielle avaient sorti leur disque "Les Enfants Terribles" de Philip Glass (Deutsche Grammophon), dans une suite arrangée pour deux pianos par Michael Riesman et dédiée par le compositeur. Les vidéoclips du disque ont été mis en images par le réalisateur Ronan Day-Lewis. Et lors de cette saison 2021-22, Katia et Marielle sont "Artistes en résidence" à Radio France.

"Les Enfants terribles" de Cocteau

Rédigé en dix-sept jours lors d'une cure de désintoxication et publié en 1929, le roman de Cocteau "Les Enfants terribles" condense le meilleur du poète touche-à-tout des "Mariés de la tour Eiffel" ou de "La Machine infernale". Ce fascinant récit poétique est à l'image de Cocteau lui-même : léger et grave à la fois, inclassable : blessé par une pierre dissimulée dans une boule de neige, Paul est condamné à garder la chambre le temps de reprendre quelques forces : il ne la quittera plus. C'est encore un enfant, mais délaissé par une mère mélancolique, il est déjà livré à lui-même, gouverné par sa fantaisie et celle de sa sœur Élisabeth ; à eux deux, ils vont transformer leur chambre en scène permanente et y jouer indéfiniment la comédie de l'enfance. Comédie à peine troublée par la mort de la mère, qui les laisse libres de leur destin, libres d'explorer sans entraves leur univers imaginaire, libres de nier le monde réel, le monde des adultes, de la raison, qui semble ne jamais devoir les rattraper.
Ces personnages, figures d'une adolescence moderne et rebelle, avaient rapidement marqué la jeunesse des années 1930. 
Quant aux "cures de désintoxication", Cocteau en était coutumier, tel son séjour avec Louis Durey, le musicien le plus discret du « Groupe des Six », à Ahusky en Soule en 1919 : l'endroit était réputé pour ses eaux thermales que, dès 1862, le guide Joanne recommandait pour « guérir les affections de la vessie, les fièvres intermittentes rebelles, l'atonie des organes digestifs et les aberrations du système nerveux ». Pour ma part, je croirais volontiers que notre poète avait déjà touché à l’opium, et qu’il s’agissait de se désintoxiquer…
Et en matière d'« enfants terribles », Cocteau s'y connaissait à merveille : n'avait-il pas avec son acolyte Maurice, l'aîné des fils d'Edmond Rostand, organisé à Arnaga une sorte de divertissement greco-romain au clair de lune en y attirant des jeunes gens des environs...  avec en prime quelques vers érotiques des deux poètes complices ! L'affaire avait fait grand bruit dans la bourgade labourdine ! Pour plus de détails, voyez mon article :   
https://www.baskulture.com/article/cocteau-du-baron-fantme-au-festival-du-film-maudit-biarritz-4063

Samedi 30 octobre à 20h30 au Théâtre Quintaou / Tarifs : 25 € / réduit : adultes (RSA, étudiants, demandeurs d’emploi, handicapés) : 14 € / Moins de 18 ans : 5 € / Placement numéroté / Billetterie en ligne et à l'Office de tourisme / Dans le respect des règles sanitaires en vigueur.

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