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Tourisme
Suite du voyage de Manex Barace au Pérou (1)
Suite du voyage de Manex Barace au Pérou (1)

| Manex Barace 976 mots

Suite du voyage de Manex Barace au Pérou (1)

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Lima : la cathédrale et le Palais du gouvernement ©
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Le train de Lima à Huancayo. ©
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Au Pérou, sur les traces des Incas

Train, avion, autobus, taxi collectif, camion, tous les modes de transport sont bons (et nécessaires) pour parcourir le pays, de l'actuelle capitale Lima à Cuzco "nombril du monde" et ancienne capitale des Incas.

Lima 

Lima, la capitale et sa petite sœur Callao, son port de pêche et de commerce, a une position géographique telle que le brouillard est coutumier en raison de la proximité du courant froid de Humboldt. Comme dans la plupart des villes où nous ferons étape au Pérou, c’est la Plaza de Armas qui servira de point de repère, voire de rendez-vous. 

C’est ici le Vieux Lima, la vieille ville coloniale, avec la cathédrale et le Palais du gouvernement, gardé par des soldats qui ressemblent à s’y méprendre aux Horse Guards britanniques. La cathédrale, située au niveau de la Plaza Mayor, a été édifiée dès la création de Lima (même si le bâtiment actuel a été totalement reconstruit suite au tremblement de terre de 1746). L’intérieur est peu attractif, comparé à la cathédrale de Cusco. Dans un cercueil de verre repose Pizarro (à moins qu’il ne s’agisse d’un autre conquistador). Un musée d’art religieux est installé dans la cathédrale avec notamment des peintures sur verre, du mobilier ou des statuaires en bois. A peu de distance, le palais de l’Inquisition et ses figures de cire assez impressionnantes. Non loin de là, la Plaza San Martín et de nombreuses églises dont les chœurs sont tous plus gothique flamboyant les uns que les autres, trop dorés et surchargés en sculptures de bois polychromes (à mon goût personnel). 
Avec un détour aux églises de la Merced, Santo Domingo, San Francisco et San Pedro, on aura vu le principal (religieux). Ne pas passer sans y entrer dans le musée d’archéologie et d’histoire (poteries et étoffes incas), l’exceptionnel musée de l’or, le musée Larco Herrera (cultures Chimu et Mochica). 
La visite de la gare ferroviaire ne manque pas d’intérêt, surtout si on veut continuer son voyage vers les Andes.

Nous allons prendre le train, au départ de Lima, pour emprunter la voie ferrée la plus haute du monde, qui monte péniblement jusqu’à 4888 mètres (plus haut que le Mont Blanc !).

De Lima à Huancayo 

De Lima à Huancayo (332 kilomètres) l’altitude grimpe sérieusement. Un trajet à effectuer de préférence par le train qui part à 7 heures du matin de la gare de Desemparados, située près du Palais du Gouvernement. Arrivée aux alentours de 17 heures, là-haut dans l’altiplano. Pour ce faire il faudra emprunter pas moins de 66 tunnels, 59 ponts et effectuer 22 manœuvres en zig-zags tout au long du trajet. 
Depuis Lima au niveau de l’océan, afin d’atteindre la hauteur de 4888 mètres au col de la Groya, les ingénieurs ferroviaires ont été contraints de déjouer les pièges de la nature de différentes façons, la plus curieuse étant ces zig-zags où le train escalade des flancs de montagnes en marche avant, puis en marche arrière, puis de nouveau en marche avant et ainsi de suite, en utilisant des aiguillages actionnés à la main par le mécanicien, qui rattrape ensuite le convoi qui poursuit sa marche… 
Prouesse technique, cette ligne est une des merveilles du chemin de fer et est la voie ferrée commerciale la plus haute du monde : à 4888 mètres nous nous trouvons à une altitude supérieure à celle du Mont Blanc alpin. Un « docteur » effectue le voyage au cas où des passagers souffriraient du « sancoche », le mal des montagnes dû à la raréfaction de l’oxygène. C’est tout en haut, à Tichio que j’apercevrai les premiers lamas péruviens, à moins qu’il ne s’agisse de vigognes ou d’alpacas.

C’est en laissant la banlieue de Lima que, depuis mon wagon, j’ai aperçu les traces de la misère, les premiers bidonvilles qui s’agrippent aux collines et ceinturent la capitale. Beaucoup d’animation dans le train. Ne pas perdre de vue mon sac à dos, placé au-dessus de la banquette d’en face. Et une vigilance toute particulière lors des traversées de tunnels, les wagons sont plutôt mal éclairés.

C’est lors de la traversée du tunnel de Tichio que nous avons atteint l’altitude la plus élevée. Arrêt obligatoire à la sortie, pour attendre l’arrivée du train en provenance de Huancayo et le croisement (voie ferrée unique). Nous ne sommes plus qu’à 4500 mètres d’altitude. Le froid est vif. Vivement le marché de Huancayo pour essayer d’y marchander un chaud poncho. Le ciel est couvert de nuages et le soleil bas sur l’horizon lors de l’arrivée à destination. La nuit tombe vite.

Huancayo 

Petite ville calme, perchée à 3261 mètres, ainsi apparait Huancayo. Curieusement, les moustiques abondent et apprécient particulièrement les Gringos, à ce qu’il me semble… Il me va falloir acheter un « repelente » pour les faire fuir. 
Il y a un petit marché tous les jours, mais c’est le dimanche que se tient le plus important, installé tout au long de la voie du chemin de fer. Pas de danger avec un seul train quotidien. Certains villages des environs sont spécialisés dans l’artisanat des bijoux en or et argent (les conquistadores étaient bien renseignés). Ce qui m’intéresse au plus haut point est l’achat, au marché indien, de gants, bonnets et ponchos. Utilisation immédiate et cadeaux déjà achetés ! J’espère un bon prix. 

Il ne fait pas froid malgré l’altitude, ce qui explique sans doute la présence des « mosquitos ». Dans une Posada, je goûte pour la première fois – et la dernière – un Inca Cola. Franchement imbuvable à mon goût. Je me rabattrai dorénavant sur les bières locales. Ennui, le contenant des bouteilles est d’un demi-litre, et la bière pas toujours fraîche… Les consommateurs semblent l’apprécier ainsi. En échange de quelques sourires, quelques bonbons et quelques Soles (le Sol est la monnaie du pays), je peux prendre quelques clichés.

Prochaine étape, Ayacucho, par la route, dans le sud-est.
(suite dans l’article suivant)

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