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Tourisme
Notre globe-trotter Manex Barace en Equateur
Notre globe-trotter Manex Barace en Equateur

| Manex Barace 608 mots

Notre globe-trotter Manex Barace en Equateur

Las Peñas, quartier historique de Guayaquil.jpg
Las Peñas, quartier historique de Guayaquil ©
Las Peñas, quartier historique de Guayaquil.jpg

Incas, Aymaras et autres peuples précolombiens ignoraient les actuelles frontières. Equatoriens et Péruviens actuels mènent la même vie difficile que leurs prédécesseurs dans une nature sauvage, belle mais souvent hostile.

Ingapirca - Cuenca

Pas beaucoup de vestiges précolombiens à Quito, ai-je écrit plus haut. Il faut continuer vers le sud du pays, jusqu’à Ingapirca (le trône – ou les murs - de l’Inca) pour trouver une forteresse assez bien conservée (ou reconstruite ?), avec les lamas de service pour les amateurs de photos. C’est à pied dans la montagne que l’on se rend à Ingapirca en traversant un paysage formé de cultures, prairies, d’eucalyptus et résineux. A 80 km au nord de Cuenca, à 3 100 m d'altitude, Ingapirca est le principal site archéologique du pays. Il semblerait, compte tenu de son style architectural, que le site fut construit par les Cañaris et les Incas entre l'an 500 et 1532. Le site est composé d'un immense ensemble de structures de pierre, habitations terrasses et cheminées pavées qui couvrent une superficie d'environ 20 hectares. Les principaux éléments constitutifs du site sont l'Adoratoire (ou Château), les appartements, la place, le secteur dit de la Condamine, Pillaloma, les Collcas... 

A 500 m des ruines se trouve un musée renfermant une collection de 2 472 pièces de céramique, métaux et pierres datant des civilisations narrio, cañaris et incas. En contrebas, on peut voir, taillé naturellement dans la pierre, ce qui ressemble au profil d'un personnage inca. 

Cuenca, dont le nom complet est Santa Ana de los cuatro rios de Cuenca, troisième ville du pays, est accessible en utilisant les mêmes navettes que celles qui desservent le nord du pays, la côte et la ville de Guayaquil, la plus importante ville équatorienne après la capitale. La route est assez bonne entre Quito, Riobamba et Guayaquil. De Riobamba à Cuenca c’est par contre une mauvaise piste. Quand on a testé, on regrette de n’être pas rentré à Quito en avion, ce qui permet en plus de survoler les nombreux volcans.

Deux musées intéressants à visiter à Cuenca pour qui s’intéresse à l’histoire locale précolombienne. Je suppose que si l’on vient en bus jusqu’ici, ce n’est pas uniquement pour y boire un Inca-Cola, le soda du pays ! 

Un pont inca est encore debout. Sur la grande place se trouvent deux cathédrales, la Vieille cathédrale, dont la construction commença en 1557, l’année où la ville fut fondée, et la cathédrale au dôme bleu de l’Immaculée-Conception datant de 1885. À la Casa de la Mujer, un marché du centre-ville, on trouve les Panamas fabriqués dans la région à des prix défiant toute concurrence. Certaines rues sont pavées de marbre (!) comme dans la vieille cathédrale. Enfin, pas toute la cathédrale : en raison du poids des pierres et des fondations mal calculées, l’édifice commençait à s’incliner. Alors la construction s’est terminée avec des briques, sans placage de marbre. C’est pour cette raison que certaines rues sont pavées du marbre inutilisé !

Guayaquil 

Le port le plus important du pays depuis sa fondation par les Espagnols (1538), la ville la plus commerçante, la plus dangereuse aussi (plaque tournante de la drogue, cartels). Dois-je regretter que l’avion dans lequel je me trouvais n’ait pas pu atterrir et retourner à Quito ? 

De retour à Quito, si le cœur vous en dit, vous pouvez faire l’emplette, en plus d’un Panama et d’un véritable poncho indien, d’une fausse tête réduite Jivaro, autre spécialité de l’artisanat équatorien (en réalité une vraie tête de singe). Si elles ne sont pas très belles, songez à celle que fera le douanier en cas de fouille de votre sac-à-dos au retour ! 

Notre photo de couverture : Quito, rue dans le centre ancien

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