* Un siècle d'exploration commencé en 1915 par la Théorie de la relativité générale, continuée par la loi de Hubble-Lemaitre en 1927 - 1929, la découverte en 1964 du fond diffus cosmologique par Arno Penzias et robert Wilson qui obtinrent le Nobel de physique en 1978, enfin la confirmation de l'accélération de l'univers observée par Saul Perlmutter, Adam Riess et Brian Schmidt prix Nobel en 2011, le cosmos se dévoile à la connaissance humaine et la curiosité de l'intelligence demeure fascinée par l'inconnu qu'il renferme encore.
Depuis le Bing Bang originel, le moteur qui propulse l'univers aurait des ratés et ne correspondrait pas à ce que les physiciens de l'espace imaginaient. Contre toute attente - dit par eux mêmes -, l'univers connaîtrait un fléchissement dans l'accélération de son expansion.
Depuis les années 1920, les astronomes disent que les galaxies s'éloignent de la nôtre. L'image utilisée par les chercheurs ressemblerait à un ballon de baudruche qui n'a cessé de gonfler depuis sa taille microscopique, il y a 14 milliards d'années jusqu'à l'immensité d'aujourd'hui. Depuis 1998 avec leurs techniques récentes les astronomes disent que cette expansion s'accélère alors qu'ils pensaient que sous l'effet de l'attraction des galaxies, le ballon allait ralentir son inflation.
Une telle découverte se vaut d'un prix Nobel en 2011 pour les observateurs des supernovae ou "étoiles en cours d'explosion" servant de repères cosmiques pour mesurer la vitesse d'expansion, disent les commentaires avisés du sujet.
"Un mystérieux moteur qualifié énergie noire a fait son apparition chez les scientifiques, pour contrarier l'effondrement de la matière , sous sa propre masse. De anture inconnue mais observée par les télescopes et satellites, alors qu'elle compterait pour plus des deux tiers de tout le contenu de tout l'univers !"
Ce 19 mars, lors d'une conférence de la société américaine de physique en Californie, 900 chercheurs ensemble sous le vocable de DESI, menée par le laboratoire national Lawrence Berkeley, la conclusion des recherches complique le mystère du moment. A l'aide du télescope Mayall en Arizona (notre photo de couverture), l'équipe a analysé dans le ciel la position de 15 millions de galaxies. Les plus distantes situées à 11 milliards d'année lumière. Par un instrument qui prend 5000 clichés de galaxies toutes les vingt minutes, en vue de réaliser une carte tridimensionnelle du cosmos et en décliner la croissance.
Malgré les apparences poursuit le commentaire, les galaxies n'ont pas de position aléatoire, Leur emplacement étant lié aux concentrations originelles de matière, quelque 380 000 ans après le Big Bang. D'où leur position actuelle suite à ce phénomène originel et récurrent. La forme d'une distance étalon demeure un moyen de compter. "Nous étudions en somme un segment dessiné sur une baudruche qui gonfle comme relaté par le chercheur Christophe Yeche du CEA . L'évolution de cette taille au cours des ages de l'Univers nous informe sur le taux d'expansion de la baudruche".
Mais les physiciens les comparent encore aux supernovae et il arrive des particularités et différences qui indiquent un écart avec la théorie statistiquement ayant moins de 0,3 % de chance d'être dû au hasard.
Même si cette valeur parait faible, il faudrait pour confirmer une découverte une probalilité 10 000 fois plus petite. Mais la communauté des cosmologues est en haleine et de dire ouvertement par eux mêmes, " le sujet est le plus chaud du moment" confirme le cosmologue de Montpellier Théo Simon.
A l'aide de divers étalons disent les chercheurs, les observations se confirment de ces organismes de recherche, DESI, SDSS comme des nouvelles supernovae.
Si cette découverte est confirmée cela ajoutera à l'histoire mouvementée de "l'énergie noire", objet constant des études de ces physiciens atomiques aujourd'hui.
En 1917, Albert Einstein par ses équations de la relativité générale appliquée, poursuit Théo Simon, prédisent un monde en expansion ce qui semblait initialement choquer le physicien lui même ? Il ira jusqu'à ajouter un terme constant à son modèle pour générer un Univers statique. Mais dix ans, après deux physiciens Georges Lemaitre et Edwin Hubble démontrent que l'univers est bien en expansion. Par la suite on passerait d'un univers constant à un univers accéléré selon les physiciens eux mêmes.
Accélération légèrement plus forte il y a 7 milliards d'années, et tendant à diminuer depuis à 2,5 milliards d'années, selon le CEA, la magie de la recherche se chiffre ainsi en des comparatifs impressionnants mais passionnants à découvrir.
C'est une bonne nouvelle pour la physique noire, donc d'une physique inconnue . Dès 2024 disent les chercheurs, des preprints ont fleuri d'interprétations différentes, Les plus nombreuses appartenant à la théorie de la quintessence, qui s'accompagnent de nouvelles particules. Elles peuvent dire les résultats mais sans ne rien dévoiler de la physique sous jacente, et des liens avec les autres particules de la nature environnante.
La tâche de ces physiciens est colossale, poursuivre avec 49 millions de galaxies les premières découvertes obtenues, comparer les découvertes avec les supernovae ajoutées elles aussi Le télescope spatial Euclid a dévoilé ce 19 mars dernier ses nouveaux résultats sur l'accélération de l'univers. Des challenges qui fascinent et stimulent ces physiciens à la tâche. Avec un pôle d'excellence et de choix, "l'énergie noire" fascinante mais mystérieuse, comprenez pour un chercheur, à découvrir encore !
A ceux qui contemplent la terre par soustraction, à ceux qui contemplent le firmament par dévotion vient cet instant de saisissement de l'inconnu qui dans les ombres de l'imprévu du cosmos se rejoignent encore. La science pour les uns et l'intériorité spirituelle des autres ont bien des choses à partager dans un espace à partager ensemble !