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Patrimoine
La réouverture du Musée Basque de Bayonne
La réouverture du Musée Basque de Bayonne

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La réouverture du Musée Basque de Bayonne

Ne ratez pas la réouverture du musée emblématique du Pays Basque Nord, avec de nouvelles installations et Sabine Cazenave, une nouvelle conservatrice à pied d'oeuvre !

A l’occasion de la réouverture le jeudi 2 juillet prochain du Musée Basque de Bayonne qui accueillera ses publics avec une jauge limitée de 30 personnes par créneau de deux heures, dans le respect des nouvelles règles de protection et d'hygiène (avec port du masque obligatoire à partir de 11 ans), nous cédons volontiers la plume à Yves Ugalde, président du Syndicat Mixte qui gère le Musée, qui se réjouit de la remise en place de quelques-uns de ses anciens « éléments ». Combien de souvenirs liés à ce « petit joyau des fonds du Musée Basque », en particulier, dans le fameux « espace cidrerie », l'hommage rendu à Radio-Adour-Navarre et à Ignace Arregui qui m'avait accueilli sur Radio Loyola / Herri Irratia avant la "déconfituration" mitterrandienne des ondes en 1981 ; et combien de fois, depuis des années, avais-je réclamé dans mes émissions sur France Bleu et mes pages dans l'hebdo régional, que l'on remette en place tout ou partie du « cabinet de sorcellerie » ? Car, dans les premières années de la création du Musée Basque à Bayonne, son directeur William Boissel fit appel au peintre José de La Peña afin d’y créer un véritable « cabinet de sorcellerie ». Dans un de ses tableaux, le peintre prêta même les traits de l’équipe fondatrice du musée à des personnages en costume à fraise d’époque Henri IV, censés assister aux fameux sabbats : on y reconnaît en particulier le commandant Boissel, le chanoine Daranatz, Philippe Veyrin, Joseph Nogaret, mais aussi le concierge du musée, M. Urbero, et sa secrétaire, Michèle Aguirre, en souriante et aguicheuse « sorcière »… ALC.

Un petit joyau des fonds du musée basque a repris place au rez-de-chaussée de la Maison Dagourette. J'ai eu le plaisir hier après-midi de le retrouver, tout droit sorti de mes souvenirs d'enfance. Du temps où la mode des musées ethnographiques et ce société n'étaient pas encore à l'anthropographie. Les savants des années 2000 ont tout emporté sur leur passage de ce qui fut considéré comme beaucoup trop folkloriste. J'ose à peine dire ici que j'ai pourtant la nostalgie de l'époque de la salle très kitch de la sorcellerie du petit cimetière verdoyant et de ce petit joyau de réalisme qu'était la Venta.

Cette Venta, je l'ai donc revue avec un plaisir délicieux. Le comptoir en bois, les sabots parterre, quelques bénitiers miniatures de faïence accrochés au mur où trônent des images pieuses que nous avons vues dans tant de fermes de chez nous. Et, dans un voisinage baroque, et presque sacrilège pour qui ne sait pas le charme de ces commerces fourre-tout des lignes frontières, les bouteilles poussiéreuses d'anis de Las Cadenas et de vins cuits dont les noms ne peuvent parler qu'à ceux et celles qui affichent au moins 55 ans au compteur.

Moins de quatre mètres de largeur, la Venta est posée tout près de la charrue qui s'impose au centre de la pièce d'accueil. Au milieu de grandes pièces évoquant le stade agropastoral de la civilisation basque, cette Venta fait un joli clin d'œil à tous ceux qui poussent la porte du musée pour renifler aussi l'atmosphère contrebandière de notre pays qui s'est toujours joué de la frontière qui le traverse sans vraiment le diviser.

Ce petit recoin dans lequel on a envie de s'accouder pour commander deux anisettes ne détone pas. Sauf peut-être chez ceux -les malheureux !- qui n'ont qu'une approche savante d'un tel musée. La Venta vient raconter un art de vivre dans la confidence de lieux dont les vins, les liqueurs ont le goût de l'interdit ou, pour le moins, d'une forme de clandestinité.

Elle respire aussi l'amitié de soirées qui n'en finissent pas, passées à chanter et à boire dans une langue qui a encore bien du chemin à faire pour se glisser pleinement dans une officialisation toujours à conquérir, de notre côté en tous cas.

Cette Venta, c'est tout sauf de l'anecdotique ou de l'ordre du détail. Elle remplit et remplira le cœur de tous les visiteurs qui veulent mieux comprendre l'identité si particulière de notre Pays Basque qui chante et danse depuis si longtemps au pied des Pyrénées.

En pratique :
Réservations et informations : musee-basque.com

Visites :
- Visites libres, visites guidées : réservation en ligne obligatoire.
- Application de visite audioguide gratuite : Musée Basque guide disponible en français, basque, espagnol et anglais sur App Store et Google Play. À télécharger avant la venue au musée.

Activités :
- Consulter l’agenda sur musee-basque.com
- Parcours famille et jeune public / Conférences des jeudis / Ateliers adultes et jeune public
- Activités scolaires : contacter le service médiation au 06 25 24 34 24.
- Bibliothèque-centre de documentation : sur rdv. de 9h30 à 12h et de 14h à 17h. Tel. : 05 59 59 57 50 / 05 59 59 57 54.

Légende : l'équipe "originelle" du Musée Basque par le peintre José de La Peña

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Phyllis Stigliano | 20/06/2020 21:09

I am photo researcher for Picasso biographer John Richardson's fourth and final volume, A Life of Picasso, Volume IV: 1932-1943 (working title), scheduled to be published October 2021. I am searching for a photograph of Picasso sitting outdoors next to painter Jesus Olasagasti, at the Nautical Club, St. Sebastian, 1934. It was reproduced in a Basque newspaper. I can forward you an image of photo. Please , can you help me find this photograph? Is there an archive in St Sebastian or elsewhere? Thank you for any kind assistance to find this important photograph of Picasso and Jesus. Respectfully, Phyllis

Bruballa | 21/06/2020 11:51

merci me communiquer comment m'abonner - amitiés

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